INTRODUCTION A L E
eu pratiquement cet avantage de lui permettre de défendre avec la même fermeté hk possibilité d une science de l'homme, et diins celle science la place et l'importance des fucleurs moraux. Et tout d'abord elles l'ont amené à maintenir contre A. Comte la possibilité d'une science psychologique.
A vrai dire, le problème de la liberté ne piiraît pus avoir beaucoup préoccupé Comte, et il ne l'tiborde que d'une façon tout incidente, et sans l'approfondii'. Il est pourtant certain que parmi les ciiusesde sa négation de la psychologie, il faut compter au premier rang le désir d'établir une continuité plus parfaite dans la série des sciences, et de donner au déterminisme psychique une plus si\re garantie en le faisant reposer sur une base physique. Consciemment ou non, Comte semble avoir obéi, dans sa théorie de l'homme individuel, ii une préoccupation voisine de celle qui a conduit tant de sociologues contemporains, et qui conduisait déjà Buckle, dans leur théorie de l'homme social, à effacer les facteurs psychologiques au profit des facteurs matériels et extérieurs , Ils semblent vouloir, pour qu'il y ait science, qu'il y ait mécanisme.
M. Littré, qui a longuement étudié' ces critiques adressées par Mill ii la philosophie de Comte, a eu h se prononcer dans leur débat pour et contre la Psychologie. A vrai dire, il nous paraît avoir assez imparfaitement justifié celui qu'il reconnaît pour son
1. A. Comte et St. Mill, Hei-oe rfe. Deux Mondes, laCR, nrticlo reproduil don» sea Fragment» de philoiopkie jioiilivc. Kouj citons d'api'ia ce volume.