DU SIXIÈME LIVRE DE LA LOGIQUE LUI
après avoir songé k développer son idée en une œuvre originale, dut y renoncer ; et Ton peut dire que, depuis cinquante ans qu'il Ta exprimée, elle n'a guère suscité aucune tentative bien viable d'exécution. La science des caractères revêt encore la forme des sciences naissantes : elle ne dépasse guère de simples essais de classification. Peut-être y a-t-il lieu, entre la psychologie et cette simple classification des types, d'introduire une science de la formation de ces types, comme entre la biologie et la zoologie il y a place pour une science de la formation des espèces, science dont l'évolutionnisme, le premier, nous fait entrevoir la possibilité. Mais on peut voir par cette comparaison même la difficulté de cette science intermédiaire. Mill ne nous parait pas lui-même avoir suffisamment examiné ce que pouvait être cette Ethologie ni sa portée pratique. Il s'attache plutôt, comme toujours, i\ Y éXwàe formelle des procédés logiques de l'établissement des lois, et à l'application de cette théorie des méthodes inductives, qui constitue la partie la plus originale et la plus solide du Système de logique. Il examine donc quelle part l'observation, l'expérimentation, la déduction, peuvent ou ne peuvent pas avoir dans la détermination des lois éthologiques (v, 3 et 4), et il conclut (§ 6) qu'elles ne peuvent s'établir que par une déduction dont la psychologie fournirait les bases et dont les résultats seraient l'objet d'une vérification continue. Mais il nous semble qu'à l'égard d'une science si nouvelle le principal intérêt eût été de donner une idée plus précise de sa nature, et des services qu'elle serait appelée h rendre. Sur ce der-