J.'St, Milly a Criticisnij p
LVIII INTRODUCTION A L*JÊTUDE
arrêté, plus près du naturalisme sociologique contemporain que de V « artificialisme » du xviii® siècle. Il ne sépare plus aussi complètement l'homme de la nature. « C'est l'avarice de la nature, non l'injustice de la société, qui est cause du châtiment attaché à la surpopulation. » [Econ. pol.y I, 219.) Les lois de la distribution sont en majeure partie humaines, mais celles de la productivité sont posées, dans leur ensemble, parla nature. (Ibid.y I, 229-230.) D'ailleurs, même les effets des institutions humaines sont, aussi bien que n'importe quelles lois physiques de la nature, objet de recherche scientifique ; car (c si les gouvernements ont le pouvoir de décider quelles seront les institutions du pays, ils n'ont pas celui de déterminer arbitrairement comment ces institutions devront fonctionner ». {Ihid.y 24.) Enfin Mill repousse la théorie du contrat social, complément ordinaire de l'individualisme, non sans l'interpréter d'une manière qui révèle en lui l'empiriste incapable de comprendre une question de droit autrement que comme une question de fait (ch. viii et les notes 2 et 5).
Mais d'autre part il continue à se servir d'expressions qui paraissent sous-entendre la théorie d'une société bâtie sur des conventions (x, n. 14, p. 160). Il lui semble que, sans certaines institutions tout extérieures, la société est constamment menacée de dissolution. « Dans les sociétés naissantes, ces forces (individuelles) sont peut-être hors de proportion avec le pouvoir que possède la société de les discipliner et de les gouverner. Il fut un temps où l'élément de spontanéité et d'individualité dominait d'une façon