Cf. ch. VII, n
lusions relatives aux effets qu'elle produirait acluelitnent et dans notre' pays. Ainsi, ilans la plupart des cas, le seul exemple particulier qui serait réellement propre à vérifier les prédictions de la théorie est celui raénie auquel on applique la prédiction; la vérification vient alors itrop tard pour servir utilement à diriger la pratique. Cependant, quoique la vérification directe soit imposible, il y a une vérification indirecte qui n'a guère moius valeur et qui est toujours praticable. Nos conclusions latives à un cas particulier ne peuvent èlre vérifiées •eetement que pour ce cas, mais elles sont vérifiées inirectement par la vérification d'autres conclusions, tirées is mêmea lois pour d'autres cas particuliers. L'expéience vient trop tard pour vérifier la proposition partilulière àlaquelle elle se rapporte; mais elle ne vient pas 3p tard pour permettre de vérifier la valeur générale de théorie". Noua pourrons apprécier jusqu'à quel point science nous met en état de prédire ce qui n'est pas icore arrivé (et par conséquent d'avoir une action sur 'événement], eu noua demandant jusqu'à quel point elle ous aurait permis de prédire ce qui est réellement arrivé. iTant d'accorder une entière confiance à notre théorie Ht l'inlluence qu'exerce une cause spéciale dans un en- (Mnble de circonstances données, il faut que nous puisions fournir l'explication et la raison d'Être de l'état actuel e toute cette partie des phénomènes sociaux sur laquelle tnd il se faire sentir l'inlluence de cette cause. Suppo- Dns, par exemple, que nous voulions utiliser nos théories conomiques à prédire ou à diriger les phénomènes solaux d'un pays, il nous faudra être capables d'expliquer Ans ses lignes principales la situation totale du commerce i de l'industrie dans l'état présent de ce pays ; de décou-
ll. Eo'd'iutroa tormos, on peut ton- prôd[clian prapn-tncnt dite, thôarloup Btnsi dira, oasujur ds quement cola u'fl pus moina de va-
vrir des causes suffisantes pour rendre compte de tous ces faits et de prouver que de telles causes ont effectivement existé, ou de fournir de bonnes raisons à l'appui de cette hypothèse. Si nous ne pouvons pas le faire, c'est une preuve, ou bien que les faits dont il faudrait tenir compte ne nous sontpas encore entièrement connus, ou que, connaissant les faits, nous ne sommes pas en possession d'une théorie assez parfaite pour nous permettre d'en déterminer les conséquences. Dans les deux cas, l'état présent de notre science ne nous donne pas la pleine faculté de tirer des conclusions théoriques ou pratiques applicables à ce pays. Supposons de même que nous essayions déjuger des effets qu'aurait une certaine institution politique, en admettant qu'elle pût être introduite dans un pays donné : il nous faut pouvoir montrer que l'état actuel du gouvernement de ce pays, et de tout ce qui en dépend, en même temps que les traits de caractère et les tendances du peuple en question, et sa situation sous les différents rapports qui intéressent le bien-être social, sont précisément tels que devaient les produire les institutions sous lesquelles cette nation a vécu, combinés avec les autres éléments de sa nature et de sa position.
En un mot, pour prouver que notre science jointe à la connaissance du cas particulier nous rendent compétents pour prédire l'avenir, nous devons montrer qu'elles nous auraient mis à même de prédire le présent et le passé. S'il reste quelque chose que nous aurions été incapables de prédire, ce sera un résidu dont l'explication exigera une nouvelle étude ; et alors de deux choses l'une : où il nous faudra passer en revue les données du cas particulier jusqu'à ce que nous en rencontrions une qui puisse, d'après les principes de notre théorie, rendre compte du phénomène inexpliqué, ou nous devrons revenir sur nos pas et chercher cette explication dans l'extension et le perfectionnement de la théorie elle-même.