‹ La logique, ou; Les premiers dévelopments de l'art de penserChapitre 13 sur 39 · PREMIÈRE PARTIE, CHAP. IV. sS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAP. IV. sS

font voir au moins qu'ils sentent ce qu'il faut faire poùt être entendus.

Il n'en est- pas de même des sayans. Quoiqu'ils veulent instr^^ire ^^ ils oublient volontiers d'allet du contfu' à l'inconnu. Cependant, si ▼DUS voulez me faire concevoir des idées que je n'ai pas , il faul me prendre aux idées que j'ai^ C'est à ce que je sais que commence tout ce que j'ignore ,tout te qu'il est possible d'apprendre ; et s'il y a une méthode pour me demander de nouvelles connaissances , elle ne peut ê ire que la méthode mèihe qui m'en a déjà donné.

En effet, toutes nos .connaissances viennent des sens, celles ^ue je n'ai pas comme celles que j'ai ; et cetUC qui spiit plu? sa vans que moi ont été aussi ignorans que je le suis aujourd'hui. Or , s'ils se sont instruits en allant du eoB BU à l'inconnu^ ^pourquoi né m'iAslruirais-je pas en allant comme eux <lu connu à Tinconnu ? £t si chaque connaisslmcè <[ue j'acquiers me prépare à une connaissance nouvelle , pourquoi ne pourrais-je pas aller, par une suite. d'analyses, de eonnaissanee en connaissance ? En un mot , pourquoi ne tro'uverais-je pas ce que j'ignore dans des sensattions où ils l'ont trouvé , et (Jui nous sont communes.

'Sans doute ils nie feraient facilement découvrir tojùt ce qu'ils ont découvert , s'ils savaient toujours cux-^êmes eommetit ils«e sont instruits. Mais ils l'ignÀIre»! , péii^e'^e c'est une chose qu'îl's ont mal observée , en à laquelle la plupart n^ûHi; paâ n^éme petisé. Certainement ils ne- se ^ont instruits (fu'autant. qu'ils ont fait de« ana-

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lyses , et qu'ils ks ont bien faites. Mau ils atf le remarquaient pas :.Ia nature les faisait en ^quelque sorte ea eux sans eux ; et ils aimaient 4 croire que J'avantagei 4'aequ(érir des %onnais^ sauces est un don ,i un lialeat qui ne se eom* muaique ps^s fg^cilenieat. U ne faut don« pas à'ëtonner si iiU>u> avo^s de la peine, à les eiiteodce : dé» qu'on se pique de taîens privilégia , ou n'est pas fait pour se lUettce à la portée des^ / autres'.

Quoi qu'il en soit, tout lë.aip(>de est'.f^rcé d^ reconnaître c|ue nou^s i^e pouvciHSf allée qu« du connu à l'imioanu. Voyons l'usage . qjSLe nous pouvons faire de cetibe yériié.

Quiconque a acquis des connaissances peét eijL

acquérir eticôre.

Encore enfasis^ û^ous avonsi aequis des coanaissances par une suit^ d'^Jb^erYAtionv e|r d'à? naly ses. C'est donc à c^^ colmaissances qioe nous devons recpsimeneer pour donti^ver nos éiudes. Il faut les obsesv^r ^ les aaidjrs^r , etdéeouvrir , s'il est possible , tout ce qu'elles renferment.

Ces connaissances' sont ume collection d'idées ; et cette colleotion est un système bien ordonné, c'est-à-dire, une suite d'idées exactes,, où l'analjse a mis l'ordre qui est entre les choses mêmes. Si les idées étaient peu exactes ei; sans ordre, nous u'atripns que des Gonnaissanx^esimparfaites ,^ qtii même pe seraient .pas proprer ment des connai^sftnees^ ,]))Àis> il i^'j a personuç, ^i n'ait quelque fsy^tèine^ d'idées exactes bi^ ordonnées; si qe n^'est^ |>a|i dur des matières 4^

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