CHAPITRE VII
Analyse o^s facultés de l'ame.
Cesù à r analyse à nous J'ai re connaître notre
esprit.
Nous ayons vu comment la nature nous ap* prend à faire l'analyse des objets sensibles , et nous donne , par cette voie , décidées de tontes espèces. Nous ne pouvons donc pas douter que toutes nos connaissances ne viennent des sens.
Mais il s'agit d'étendre la sphère de nos connaissances. Or si , pour retendre , nous avons besoin de-savoir conduire notre esprit , on conçoit que , pour apprendre à le conduire , il le faut connaître parfaitement» Il s'agit donc de démêler toutes les facultés qui sont enveloppées dans la faculté de penser. Pour remplir cet objet , et d'autres encore , quels qu'ils puissent être , nous n'aurons pas à chercher , comme on . a fait jusqu'à présent , une nouvelle méthode à chaque étude nouvelle : l'analyse doit suffire à toutes si nous savons l'employer.
On êrom^e dans la faculté de sentir r toutes, les
Jaculpés de VAme»
C'est l'âme seule qui connaît ^ parce que c'est l'âme seule qui sent; et il n'appartient qu'à elle de faire l'analyse de tout ce qui lai est conïJiî par sensation. Cepcndaiii, comment
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apprendra-t-elle à se conduire ^ si elle ne se connaît pas elle-même , si elle ignore ses faculr tés ? Il faut donc , comme nous venons de le remarquer , qu'elle s'étudie ; il faut que nous découvrions toutes les facultés dont elle est capable. Mais où les découvrirons- nous , sinon dans I& faculté de sentir ? Certainement cette faculté enveloppe toutes celles qui peuvent venir à notre connaissance. Si ce n'est que parce que l'âme sent que nou^ connaissons les objets ^ui sont hors d'elle , connaîtrons-nous ce qui se passe en elle aatrement que par ce qu'elle sent ? Tout nous invite donc à faire l'analyse de la faculté de sentir ; essayons.
Une réflexion rendra cette analyse bien facile ; c'est que , pour décomposer la faculté de sentir , il suffit d'observer successivement tout ce qui s'y passe lorsque nous acquérons une connaissance quelconque. Je dis une eonnaîs^ sahce quelconque , parce que ce qui s'y passe , pour en acquérir plusieurs , ne peut être qu'une répétition de ce qui s'y est passé pour en acquérir une seule.
L"* attention >
Lorsqu'une campagne s'offre à ma vue , je vois tout d'un premier coup-d'œil, et je ne discerne rien encore. Pour démêle^ différens objets , et me faire une idée distincte de leur forme et de leur situation , il faut que j'arrête mes regards sur cbacun d'eux : c'est ce que nous avons déjà observé. Mais quand j'en regarde.un, les autres , quoique je les voie encore , sont ccr