‹ La logique, ou; Les premiers dévelopments de l'art de penserChapitre 9 sur 39 · CHAPITRE Iir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Iir

Que L'AMALtSE FAIT LfiS ESPkiTS JUSl^BS.

Les. sensations , considérées comme représentant les objets sensibles , sont proprement ce qu*on nomme idées.

Chacun de nous peut remarquer qu'il ne eon^^ naît les objets sensibles que par les sensations qu'il en reçoit : ce sont les sensations qui nous les représentent.

Si nous sommes assurés que , lorsqu'ils sont présens , nous ne les voyons que dans les sen^

SLO LOGKIUB.

sûtions qu^ils font actuellement sur nous , uoutf ne le sommes pas moins que lorsqu'ils sont absens , nous ne les voyons que dans le souvenir dps sensations qu'ils ont faites. Toutes les connaissances que nous pouvons avoir des objets sensibles ne sont donc , dans le principe , et ne peuvent être que des sensations.

Les sensations , considérées comme représen-^ tant les objets sensibles , se Homment idées ^ expression figurée « qui au propre signifie la même chose ^images. ^

, Autant nous distinguons des sensations différentes , autant nous distinguons d'espèces d'idées 'y et ces idées sont ou des sensations actuelles., ou elles ne sont qu'un souvenir des sensations que nous avons eues'.

Cest l'analyse seule qui donne des idées exactes ou de vraies connaissances.

Quand nous les acquérons par la méthode analytique découverte dans le. chapitre précédent /elles s'arrangent avec ordre dans l'esprit f elles y conservent l'ordre que nous leur avons donné , et nous pouvons facilement nous les retracer avec la même netteté avec laquelle nous les avons acquises. Si , au lieu de les acquérir par cette méthode, nous les accumulons au hasard , elles seront dans une grande confusion , et elles y resteront. Cette confusion ne permettra plus à l'esprit de se les rappeler d'une manière distincte ; et si nous voulons parler des connaissances que nous croyons avoir acquises y on ne comprendra rien à nos dis-

Page 1