‹ La logique subjective [microform];Chapitre 6 sur 14 · JUGEMENTS NECESSAIRES · texte numérisé non relu

JUGEMENTS NECESSAIRES

Dans les jugements de cette forme, le sujet et le prédicat ont entre eux des rapports si intimes que l'un est

DES JUGEMENTS

la véritable essence ou la substance de l'autre , et réciproquement; et de plus^ ils sont l'un et l'autre subordonnés entre eux comme l'individu Test à l'espèce dont il fait partie. Dans ces jugements on affirme que le général^ qui est exprimé par le prédicat, existe à la fois dans plusieurs individus. En voici des exemples :

La violette est une fleur.

Cet anneau est c/'or.

L'or est un métal.

La copule est qui, dans les jugements d'aperception, marque simplement l'existence, et qui, dans les jugements réfléchis, exprime une relation, prend dans cette troisième forme de jugements un sens plus complet qui emporte avec soi l'idée d'une absolue nécessité.

Il serait absurde, par exemple, de vouloir comparer ces deux sortes de jugements :

L'or est cher, L'or est un métal,

et de les mettre sur la même ligne ou de les croire à distance égale de la vérité. Le premier n'a rien à faire avec la nature de l'or; il ne concerne que son rapport à nous et au travail que nous employons pour nous le

procurer; tandis que le deuxième porte sur l'essence même de la chose.

Mais la nécessité, qui est le caractère essentiel et distinctif de tous les jugements dont nous nous occupons maintenant, n'est pas toujours exprimée dans la forme. Quand nous disons, par exemple : L'or est un métal ^ celte première forme simplement affirmative ou catégorique du jugement nécessaire, implique sans l'expliquer la nécessité à laquelle elle prétend. C'est celle dont la philosophie de Schelling fait constamment usage. Dans la plupart des cas, c'est le genre (comme métal) et ses espèces (comme l'or, etc.), rangées selon l'ordre de leur subordination, qui servent à formuler ces jugements; mais ils y entrent d'une manière vague et indéterminée, puisque le principe et le but de cette classification des espèces semblent être complètement abandonnés à notre choix.

Cette forme, l'or est un mêlai, sous-entend, mais ne dit pas ouvertement, que la qualité de métal ne convient pas seulement à l'or, mais qu'elle appartient aussi à l'argent, au cuivre, au fer, etc.; d'où il suit que ce jugement ne porte pas en lui-même la preuve ou la raison de sa vérité et de sa nécessité.

Cette raison, nous la trouvons exprimée dans la seconde forme des jiiuenion's nécessaires, qui est la forme

:,0 LOGlglK SLIi-IKCTIVi:.

iiYroTiiLTiQUE OU conditinmielle dont voici la forninlo :

Si celle cime esl, il faiil que celle autre chose soit aussi ;

et dans laquelle, comme on le voit, l;i nécessité du rajH port entre les deux termes se trouve formellement énoncée. Aussi se sert-on de celle forme pour traduire une raison et ce qui s'ensuit, un conditionnel et ses conditions, une cause et ses effets. Mais ici, l'essence ou l'existence du sujet et du prédicat ne se trouve ni posée, ni même supposée ; on n'en tient presque aucun compte pour porter toute son attention sur leur rapport. Car les jugements de cette forme : Si A esU B est; ou bien B est la cause de A ; ces jugements, disons-nous, nient presque, plutôt qu'ils ne Taffirment, l'existence des deux termes A et 13, en nous montrant que ni A ni B ne peuvent exister seuls, pour eux-mêmes, puisqu'une partie de l'existence de A se trouve en 15, ou si l'on veut, que A n'est pas seulement A, mais aussi \^. La nécessité du rapport ou du jugement est devenue manifeste, mais l'existence ou l'essence des termes s'est presque évanouie.

Sans perdre l'une, nous recouvrons l'autre dans la forme dts.]0NCTIVe, qui est la troisième et dernière forme des jugements nécessaires. Elle eml)ra:-se et compren«l

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