DES J U G E M E N T S
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la (léllnition complète d'un genre ou d'une espèce tout entière, de la manière suivante :
A (un genre quelconque) est ou B, ou G, ou D, (variétés d'espèce dont la n'union constitue le genre),
ce qui veut dire que le genre A contient à la fois B, G, D, qui sont ses seules espèces et toutes ses espèces. Nous avons donc ici, d'un côté, le général A, et d'un auti-e côté, toutes les particularités ou individualités B, G, 1). Les deux termes ou les deux extrêmes du jugement ont doue la même valeur et la même étendue. Cependant, ce jugement n'est pas identique, comme il le serait en pareil cas dans les jugements qualitatifs où nous disions, par exemple, un violet bleu est un violet bleu. Ici, c'est plutôt la nature complète du sujet qui se trouve spécitiée dans le prédicat sous un caractère d'alv solue nécessité : car nous avons d'une part, dans le sujet, la généralité toute seule et pour elle-même; et d'autre part, nous avojis dans le prédicat toutes les variétés d'individus dans lesquels le sujet s'est réalisé. Il paraît donc d'après cela que le sujet et le prédicat ne diffèrent plus entre eux que dans la forme.
Maintenant, si nous étudions attentivement ce que nous dit cette forme,
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A est ou \h ou C, ou D,
nous voyons qu'elle exprime tout aussi bien une disjonction qu'une conjonction. Car dans cet exemple, A est aussi bien B que C ou l) ; mais il y a disjonction entre B et C, entre G et D, qni ne sauraient jamais être
identiques.
Si la division d'un genre entre ses espèces, constatiM» par l'expérience ou par la science, n'est pas encore revêtue du caractère de certitude on d'exclusion qu'implique celte forme ; ou en d'antres termes, si l'expérience a reconnu et classé mi certain nombre d'espèces subordonnées à un genre, sans qne la science ait pn nous faire entrevoir que ce nombre des espèces ferme on remplit complètement le genre, et qu'aucnne autre espèce ne pent plus exister ; il est clair qne cette connaissance n'a point encore atteint son bnt. Il lui manque cette forme de jugement dont nons parlons maintenant, et qui exprime qne ton'.es les espèces ou imlividualités sont équivalentes on identiques à leur généralité. Il faut, dans les jugements de cette forme, que les espèces et les individus ne s'écartent point de leur genre, on que, leur corps et leur âme, pour aiusi dire, soient en parfaite harmonie, et qu'aucune de lem-s iudividuMlités ou formes parlicnlièrcs no répugne
DES JUGEMENTS
à l'Idée générale dont ils sont la vivante expression. Tout ceci se trouve implicitement exprime dans cette
Unme :
A est ou li, ou G, ou D.
Mais ce que nous voyons enveloppé on sous-enteudn dans cette forme disjjuctive des jugements nécessaires, se traduit ouvertement et prend une forme manifeste dans les jugements du degré supérieur, dont il nous reste à parler, qui sont les jugements idéals on selon I'idée.