‹ La logique subjective [microform];Chapitre 8 sur 14 · IV. — JLGUlEXTri IDÉALS · texte numérisé non relu

IV. — JLGUlEXTri IDÉALS

On voit (ju'il ne faut pas beaucoup de jugeuientp )ur p(jrter un jugement qualitatif ou d'aperception, comme ceux dont nous avons parlé en commençant : Ce violet est bleu, la neige est blanche. Les jugements réflécliis s(mt déjà d'un ordre supérieur; les jugements nécessaires les surpassent encore tons les deux ; mais les plus élevés de tous sont ceux conformes à l'iitÉE, et par lesquels on juge ce qui est selon ce qu'il doit être. Nous employons à cet effet les mots de bon, mauvais, vrai, ftiux, beauté, laideur, vertu, mensonge, etc., qui portent tous sur la vérité ou sur la réalité absolue des diL.ses, c'e.-,t-à-dirc sur leur idée ; car les choses n'étant

LOG H.HE SUBJECTIVE

l)uiiit i'absolu, puisqifelles sont soumises aii.v conditions du temps et du lieu, il peut se faire que leur individualité ou leur être acluel soit ou ne soit pas conforme à la grnèrulilé idéale qui est rélernité ; et c'est ce que ces mois servent à traduire. Dans les jugements de cette famille, la copule ^s/ a acquis toule la valeur cl toute l'énergie qu'elle peut avoir.

La première forme de ces jugements est i)urement AssERTOiUQUE. Elle alïirine sans laisser place au doute. Exemple : Celle action est bonne; cette maison est belle. Les doutes qui pourraient exister ne sont ni prévus , ni résolus à l'avance; et i)ar cduséquenl, ce jug'> ment, qui est assertorique dans sa forme, reste en réalité problémati(|ue.

La seconde forme, qui est celle des jugements riio- HLLMATiOL'ES, est douc i»lus avaucéc d'un i»as vers la vérité, puisqu'elle se donne ouvertemeut poiu- ce qu'elle est. Exenqde : Considérée de tel point de vue, cette maison est bonne. Mais ne elle résout pas le doute qu'elle exprime, et, par conséquent, elle postule d'ellemême une forme plus complète, qui est la forme Aro-

DICTIQUE.

Les jugements apodictiques tendent par eux-mêmes et par leur forme à lever toute iiuertifude, à repousser toute objection, en délinissant d'une manicre nelte et

DKs J L(.i:men is.

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précise la vérité qu'ils expriment. Exemple : cette {({in montre la chose individuelle) maison {qui marque le général) bâtie de telle ou t-^le fvçon {qui indique ce quelle a de particulier) est mauaaise ou belle {qui formule le jugement apodictique).

Toutes les choses sont ce que ce jugement affirme d'une seule ; ou plutôt chaque chose (Undividuel) . est tinalement un genre, rendu manifeste en ^e particularisant. Par où l'on voit que les trois formes essentielles de ridée, le général, le particulier et l'individuel, sont implicitement contenues dans ce jugement qui, pjur ce motif, est parfait dans sa forme, mais qui peut être vicieux dans son contenu, puisqu'il n'exprime qu'implicitement ces trois formes. Il faut donc maintenant que la force dialectique, les dégageant de ce jugement a[»odictique qui les cache ou les envekn>i>e, nous les rende manifestes sous la forme de raisonnement.

ciiAiMTRi': m.

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