‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 106 sur 137 · NORD · texte numérisé non relu

NORD

(Tome I".)

« Les livres en usage dans les écoles sont en quan^

tité suffisante. Dans les écoles laïques, ils sont bien choisis, sont parfaitement à la portée de l'intelligence et appropriés aux besoins des enfants; on ne peut pas en dire autant des écoles congréganistes. Ainsi, les livres de lecture qui y sont en usage depuis le moment où l'enfant quitte les tableaux de lecture jusqu'au moment où il quitte l'école, sont les Devoirs du chrétien^ VHistoire de la

DE l'enseignement PRIMAIRE 313

Bible ^ la Bible de Royaamont; ce sont des livres excellents, sans doute, mais peu à la portée des enfants, et ne tendant nullement à développer leur intelligence et à leur faire acquérir d'utiles notions. Les écoles de filles de la Saint-Union se servent exclusivement d'ouvrages arriérés, non autorisés, malgré l'invitation formelle qui leur a été faite par l'administration.

c Dans les deux arrondissements de Dunkerque et d^Hazebrouck, le flamand est en usage dans un grand nombre de communes. Le clergé fait tout ses efforts pour conserver cette langue, dans le but, dit-il, de préserver les populations des mauvaises lectures. > (P. 663.)

« Il y a unanimité pour demander que les institutrices congréganistes soient assujetties au brevet. Les villes prennent les devants, et déjà plusieurs réclament des institutrices congréganistes brevetées. La mesure prise à cet égard en 1850 n'a plus sa raison d'être, maintenant que les institutrices sont mieux rétribuées et en nombre suffisant. » (P. 666.)

« Les inspections se font dans les écoles congre-

ganistes avec la même facilité que dans les établissements laïques, avec cette différence, toutefois, que les conseils, les recommandations ne sont pas suivis avec la même docilité, et que souvent même on n'en tient aucun compte; on suit avant tout les prescriptions de l'autorité ecclésiastique. » (P. 667.)

a On reconnaît ainsi implicitement que, pour la capacité, les instituteurs laïques sont supérieurs, mais que les autres l'emporteraient peut-être par la tenue de l'école, par une meilleure éducation donnée aux élèves. » (P. 667.)

t La congrégation de la Sainte-Union est la seule

qui se serve de livres non autorisés; dans les autres, si les ouvrages ne sont pas toujours très heureusement choisis, on peut dire, au moins, qu'ils sont approuvés.

« Les frères et les sœurs se soumettent à peu près au règlement des écoles adopté dans le département. Toutefois, le tableau de l'emploi du temps n'est pas ufiiché.

et on no s'y conforme nuUemeni. L'inspection des pensionnats de jeunes filles ne se fait point. Il conviendrait qu'une inspectrice spéciale fût chargée de ce service. » (P. 668.)

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