‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 108 sur 137 · ORNE · texte numérisé non relu

ORNE

(Tome ^^)

« Les livres en usage dans les écoles ne sont pas partout en quantité suffisante ; les élèves pauvres en sont surtout dépourvus. Ils sont en général bien choisis, appropriés à Tâge, à l'intelligence et aux besoins des enfants, et en rapport avec les méthodes actuelles. Cependant on pourrait réduire le nombre de certains livres, excellents du reste, mais trop sérieux pour des enfants, tels que les Devoirs du chrétien^ VInstruction de la Jeunesse, V Histoire de la Religion y V Histoire de r Eglise ^ etc. Un ou deux de ces livres suffiraient aux besoins de classes. » (P. 348.)

a La loi de 1850, qui autorise les institutions con-

gréganistes à exercer leurs fonctions avec une simple lettre d'obédience a eu pour effet l'augmentation considérable du nombre des institutrices congréganistes, et par suite, Péloignement d'un grand nombre d'institutrices laïques. Les populations rurales ne tiennent guère compte de cette différence de titre ; mais dans les communes importantes elles préfèrent, soit des institutrices laïques, soit des institutrices religieuses, pourvues du brevet de capacité, la lettre d'obédience n'inspirant pas assez de confiance. » (P. 351.)

« L'inspection est reçue sans difficulté dans les

établissements congréganistes, mais les résultats qu'elle obtient sont moins importants que dans les écoles laïques. Les institutrices profitent volontiers des conseils

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qu*on leur donne; les frères sont moins bien disposés à les accueillir. » (P. 351.)

« L'enseignement laïque est en général supérieur à

renseignement congréganiste sous le rapport des méthodes et de la science des maîtres.

« Les livres particulièrement en usage dans les écoles congréganistes sont: la Doctrine chrétienne de Lhomond, les livres par F. P. B., les Vies des Saints, la Morale pratique, par Barreau, le Psautier, etc.

« Les punitions en usage dans les écoles congréganistes sont les mêmes que dans les écoles laïques.

Les frères et les sœurs se soumettent exactement aux prescriptions du règlement des écoles, adopté dans le département de TOrne. Cependant, les frères seraient quelquefois disposés à s'en affranchir, pour ce qui regarde (es congés, l'époque et la durée des vacances. » (P. 352.)

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