‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 109 sur 137 · PAS-DE-CALAIS · texte numérisé non relu

PAS-DE-CALAIS

(Tome I"".)

f Mais la Doctrine chrétienne de Lhomond, les

Traités des devoirs du chrétien envers Dieu, VHistoire de FÉglise qu'on rencontre dans quelques écoles laïques et dans toutes les écoles congréganistes, excellents par le fond, dépassent Tintelligence des enfants. On pourrait réformer, d'autre part, bien des grammaires et des traités d'arithmétique surchargés et compliqués. Enfin, le catéchisme diocésain est jugé trop difficile, non seulement par les maîtres et les élèves, mais par bien des curés de campagne. » (P. 728.)

« Quelques institutrices congréganistes sont intelligentes et assez capables, mais il en est beaucoup qui sont placées prématurément à la tôte des classes et man .

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quent à la fois de méthode et d'instruction ; elles en manqueraient bien plus sans les conseils que les inspecteurs leur prodiguent à leurs visites. Les lettres d'obédience sont trop facilement accordées, et le brevet devrait être obligatoire pour les directrices titulaires, dans Tintérêt même des congrégations, qui ne verraient plus leurs institutrices moins estimées, quant à Tintelligence et au savoir, que les institutrices laïques. Aux yeux des personnes compétentes, la lettre d'obédience n*apas du tout la valeur d'un brevet; bien plus les gens de la campagne, lorsqu'ils ne sont pas indifférents à l'instruction, remarquent le peu d'aptitude et l'insuffisance de certaines directrices congréganistes ; aussi quelques écoles ont-elles souffert; quelques créations ont été retardées. Les curés sont les seuls à prétendre que les religieuse» en savent toujours assez, et pourtant ce n'est qu'à force de routine et de zèle qu'elles parviennent à donner aux élèves une écriture lisible, une lecture passable, des notions machinales de calcul et d'analyse, presque sans culture intellectuelle ! Au point de vue de l'instruction primaire, le privilège accordé aux congréganistes ne semble point avoir amené d'heureux résultats. On sait de reste que ce n'est pas un encouragement pour les laïques. » (P. 734.)

« Les conseils des inspecteurs sont écoutés dans

les établissements congréganistes, mais ils ne portent pas partout leur fruit. Là où l'on témoigne du bon vouloir, Finsuffisance des connaissances et la faiblesse des méthodes empêchent les résultats significatifs. Ailleurs on oppose les statuts, les exercices de piélé. Certaines congrégations ont, dit-on, l'ordre, venu de haut, de laisser dire et faire Tinspecteur et de n'avoir nul souci de ses avis. » (P. 735.)

< Dans les écoles de garçons comme dans celles

de filles, les congréganistes l'emportent pour l'enseignement religieux et sont inférieurs pour le reste.

« Les frères des écoles chrétiennes n'ont d'autres livres que ceux de leur institut signés F. P. B. Les frères Ma.-

ristes es leur empruntent, mais se servent également des ouvrages recommandés par les inspecteurs. Les religieuses fournissent souvent à leurs élèves les livres particuliers de leurs maisons ou les livres à l'usage des écoles des frères, sans exclusion pourtant. » (P. 736.)

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