PUY-DE-DOME
(Tome ^^)
« La lettre d'obédience amoindrit l'instruction. Elle
est reçue, acceptée par les petites communes, par la seule raison d'économie, mais partout on préfère le brevet de capacité. Dans les grandes écoles congréganistes, ce sont les supérieurs, qui ne s'occupent pas de donner l'instruction, qui sont capables. Les sous-maîtres ou sous-maîtresses n'obtiennent que de très médiocres résultats. » (P. 465.)
< L'inspection est bien reçue dans toutes les écoles
laïques ou congréganistes ; mais dans ces dernières, bien qu'elles soient publiques, on ne peut faire prévaloir aucune méthode sur celles qui y sont adoptées. Les communes n'ont aucune préférence marquée pour ces écoles; presque toujours elles les acceptent à la suite de dons, legs ou fondations faites par des personnes pieuses dans l'intérêt de cet enseignement. C'est ainsi que, peu à peu, les communautés s'établissent dans les principales communes, dunt elles tentent d'ailleurs les populations par l'appât de la gratuité.
€ L'enseignement congréganiste est inférieur à l'enseignement laïque comme résultat; il n'est supérieur, au point de vue de la discipline, que par le plus grand nombre des maîtres c[ui y sont employés. Généralement ces écoles sont fortement appuyées par les curés ; quelques-
DE l'enseignement PRIMAIRE 319
uns cependant ne les supportent qu'avec peine ; les familles sont indifférentes ; les conseils municipaux acceptent les donations ; l'opinion publique se tait. Les livres employés sont ceux de la congrégation, quand elle en a. Les écoles de frères ne se soumettent généralement qu'à leurs règlements comme à leurs méthodes.
< L'inspection a lieu dans les pensionnats laïques de jeunes filles, mais non ailleurs. » (P. 465.)