‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 112 sur 137 · PYRENEES (HAUTES · texte numérisé non relu

PYRENEES (HAUTES

(Tome IL)

« La dispense accordée aux institutrices congréganistes, auxquelles une simple lettre d'obédience tient lieu de brevet, est du plus fâcheux effet au point d« vue de l'enseignement et de ses résultats pour les congrégations elles-mêmes, Il y a lieu do s'en affliger, surtout pour les familles assez peu soucieuses de leurs intérêts, ou plutôt assez ignorantes pour envoyer leurs enfants dans quelques-unes des écoles tenues par des membres de communautés religieuses; c'est dans ces familles une génération perdue pour le progrès. Les bonnes sœurs sont pour la plupart si complètement nulles qu'elles ne comprennent pas le danger des détestables lectures qu'elles font faire aux élèves. A Oursbellile, près Tarbes, on a trouvé, dans l'école communale des sœurs de Saint- Joseph de Tarbes, des filles de 15 à 18 ans. Elles avaient pour livre de lecture l'ouvrage intitulé : Doctrine chrétienne. L'une de ces élèves, invitée à lire la leçon du jour,

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donna la description de la concupiscence et des moyens de s'en guérir.

« A. Tétonnement que Finspecteur dut exprimer aux maîtresses, il lui fut répondu : « Les livres nous sont envoyés par la supérieure. Il ne dépend pas de nous de les changer. » . .

« Dans Pintérêt de l'enseignement et de la morale bien comprise, il faudrait exiger : 1° que, pour les femmes comme pour les hommes, nul ne pût exercer sans brevet; 2» que tout ou toute congréganiste qui voudrait diriger une école publique s'engageât, à priori, à ne donner aux élèves que des livres choisis sur la liste arrêtée par M. le Ministre. » (P. 953.)

« ..••. L'inspection est illusoire dans les écoles congréganistes. Les frères nommés instituteurs communaux subissent le règlement sans l'accepter; ils ne l'exécutent qu'autant qu'il ne contrarie pas leurs statuts. Leur enseignement, bien qu'ils aient quelques enfants plus spécialement préparés que d'autres, est inférieur à l'enseignement des laïques. Leurs écoles n'ont depuis 1850 réalisé aucune amélioration. Ils n'admettent dans leurs classes que les livres composés par les chefs de leur ordre. » (P. 953.)

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