SARTHE
(Tome 1".)
« Les livres scolaires sont à peu près en quantité
suffisante dans les écoles et généralement bien choisis. Quelques livres ont vieilli et demanderaient à être édités avec plus de soin et de correction, par exemple la Bible de Royaumont. On trouve des livres dont l'expérience n*a pas encore démontré le mérite. Les éditions interdites des histoires de l'Église sont soigneusement éliminées des écoles de filles où il pourrait s*en rencontrer. » (P.366.)
c La loi du 15 mars 1850 qui a dispensé les institutrices congréganistes du brevet et n*a pas exercé une influence sensible dans ce département où les écoles des sœurs sont généralement bien dirigées (1). Mais on croit que, dans Tintérêt môme de ces institutrices, il serait bon de rétablir Tégalité entre elles et les institutrices laïques, en prenant des tempéraments et des mesures transitoires de nature à ne pas jeter la perturbation dans le service.
(1) Sur 122 écoles publiques de filles tenues par les religieuses, !>1 sont bonnes, 44 assez bonnes, 23 passable, 4 médiocres.
Sur 100 écoles laïques, 18 sont bonnes, 95 passables, 14 médiocres et 4 mauvaises.
Dans l'arrondissement du Mans, la proportion est encore plus favorable aux écoles religieuses.
11 faut bien voir dans cette supériorité, que les familles constatent aussi bien que les inspecteurs, une des causes de la laveur dont jouissent ces écoles (P. 372.).
Pv
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i >o pourrait disposer, par exemple, qoe, après on délai de deux années, toutes les institatriees eongrégaaiates nouvellement présentées pour diriger use éeale devraient justifier d'un brevet de capacité. » (P» â72.)
• L'inspection s'exerce de li^ mAme maniète dans
tous les établissemeots, qu'ils soient laïques ou congreganistes, mais les conseils des inspecteurs sont plus exactement suivis dans les écoles laïques. Quelques institutrices congréganistes se montrent ombrageuses et défiantes à Tégard des inspecteurs, surtout lorsqu'ils sont nouveaux et de formes un. peu tranchantes ». (P. 373.)
a L'enseignement des écoles congréganistes d'instituteurs paraît être, dans l'ensemble, inférieur à l'enseignement laïque, résultat attribué au trop grand nombre d'enfants qui fréquentent les dasses. Les écoles eeiigrégenistes de filles remportent, en général, sur tes écoles laïques^ grâce au personnel plm nombreux dont elles disposent, et aussi paroe qu'on trop grand nomtee d'éecH les laïques sont eotiflées à des iasttittttiriaes peu capables, qu'on ne pourrait cependant rBmplaccv, à'oausœdB l'insuf fisanee du produit de l'éeole. Oa agoute qu'il serait dur de retirer leur dernier moyen d'existence à de vieilleB institutrices qui font ce qu'elles peuvent et qui n'auraient gaère, pour vivre, d'autres ressoureos qoe la charité publique. Les congréjjfations religieuses o»t, au contraire, des maisons de retraite pour les institutrices que l'âge ou la maladie ont fatiguées.
« Les congrégations- religieuses ont des livres qui soat particulièrement à leur usage. Ce sont, pour les frères de la Doctrine chrétienne : Syllabaire des écoles chrétiennes^ les Devoirs du chrétien t cours d'écriture, grammaire française, arithmétique décimale, histoire de France, histoire sainte, géographie, par F. P. B. Tous ces ouvrages sont approuvés. Les frères de Saint-Joseph emploient les mêmes livres que Las laïques et, de plus, un nouveau livre do lecture, œuvre de leur supérieur général. Poiur les sœurs d'Évron et de Ruillé: Alphabet des scwrs'oFÉvrtuiy
De: l'enseignement primaire 331
Devoir du chrétien, Bible de Royaumont^ Histoire Sainte deLoriquet, Histoire Sainte de M. Édom, Géographie de l'abbé Gauthier. Les autres congrégations n'ont pas de livres spéciaux.
« Les punitions employées dans les écoles oongréganistes d'hommes consistent dans les tâches extraordinaires, retenues, mauvais points. Mais il est arrivé plusieurs fois que des frères ont eu recours aux punitions corporelles. Les tribunaux et le conseil départemental ont ré primé leurs violences.
a Dans les écoles de filles, la discipline est plus douce et, sauf une déplorable exception qui s'est produite il y a quelques années dans une école des sœurs de Ruillé, aucune plainte ne s'est élevée contre les punitions en usage.
" On ne connaît aucune infraction au règlement dles écoles commise par les instituteurs ou institutrices congréganistes autre que celle dont il vient d'être parlé ». rP. 374 et 375.)