‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 118 sur 137 · SAVOIE (HAUTE · texte numérisé non relu

SAVOIE (HAUTE

(Tome I*'.)

c Dans la plupart des écoles les livres ne sont pas

en quantité suffisante. Presque partout on trouve la Doc^ trine chrétienne de Lhomond, le Devoir du chrétien^ par le F. Philippe, les Mœurs des israélites, ouvrages qui ne sont pas appropriés à Tintelligence et aux besoins des enfants. » (P. 452.)

« Il est bien certain que si la loi du 15 mars 1850

n*avait pas dispensé les institutrices congréganistes de produire un brevet de capacité, le niveau de l'enseignement dans les écoles de filles serait beaucoup plus élevé qu'il ne l'est. Les religieuses ont de mauvaises méthodes dont elles ne se déferont que lorsqu'elles seront obligées de subir des examens devant une commission qui saura interroger sur la pédagogie.

c Les personnes qui ne sont pas mues par l'esprit de parti regardent le privilège accordé aux institutrices congréganistes comme une injustice et un obstacle au progrès de l'enseignement. » (P. 456.)

< Dans les écoles congréganistes, les résultats de

Tinspection ne sont efficaces qu^aulant qu'on peut leur

S3i RAPPORT SUR LA LOI

montver de» écoles laïques où le progrès est manifeste. »

c Jasqa'à l'annexion, les insiituteiur»eteneor» plus

les insUtuiriees laïques étaient incapables, très mal ina> taliées, sans influence, sans considération. Les écoles congre ganistes avaient tout avantage à Leur être camparées, et Topinion publique leur est restée attatthéa. Mais quelques écoles laïcpies commencent à prendre la'deaaoa; Ws esprits éclairés comprennent lea ressources qu'OA peut trouver en elles, à divers points de vue, et si les écoles normales sont bien dirigées, on peut croire que l'esprit public s'atlachera aux écoles laïques. » (P. 456 et 457.)

SEINE (Tome II.)

« Les effets de l'article 49 de la loi du 15 mars 1850^

eu vertu duquel les lettres d'obédience tiennent lieu de brevet aux institutrices congréganistes, n'ont rien produit de fâcheux à Paris, ni même dans les établissements ruraux. Les meilleures écoles congréganistes de filles de Paris sont dirigées par des sœurs non pourvues dabreveL Gela tient sans doute au choix, fait par les supérieures, pour des écoles importantes comme celles de Paris, da maîtresses dont la capacité est parfaitement constatée indépendamment du brevet. Le résultat naturel et immédiat de la mesure, c'est de favoriser, dans les communes rurales,, l'établissement des écoles congréganistes de filles; ces écoles conviennent d'autantmieux que les «rt^nr^^ en même temps qu'elles dirigent l'école, ouvrent un aaila ou un ouvroir, s'occupent de soigner le& malades, atpiactent des aumônes aux pauvres. » (P. 223.)

« Un avantage évident des écoles congréganisieSt

DjE L*ENS!BiaifEMENT PRIMAIRE 335

c'est dB pouvoir donner plus de soins aux élèves; ils sont exempts de tous soucis domestiques ; ils ont plus de temps et de. liberté d'esprit. Ce motif seul suffirait pour donner à cet égard- la supériorité à leurs écoles. Cependant, sous le rapport de Tintelligeuce, de Taptitude à ensBigner, de ré tendue et de la variété des connaissances, les frères et les sœurs, malgré de fort honorablBs exceptions, sont, en général, inférieurs à la moyenne des instituteurs et des institutrices laïques. Nfais los communautés religieuses ont adopté, sauf de bien légères modifications, le système, d'enseignement en usage chez les frères de la doctrine chrétienne. Or, ce système, longuement perfectionné, constitue aujourd'hui un mécanisme qpii fonctionne presque tout seul. Chaque frère ou chaqpie sœur a son emploi du temps tracé jour pour jour^ classe par classe; ils savent même pour chaque quart d'heure ce qu'ils doivent faire et comment ils doivent le faire , le règlement entre dans de si minutieux détails qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Grâce à ces moyens qui ne permettent à personne de se fourvoyer, et qui suppléent au défaut d'intelligence et de ressource d'esprit des individus, les communautés obtiennent de bons résultats avec des instruments relativement médiocres.

et En outre, les communautés, comme on l'a déjà remarqué, ont le soin de choisir, pour les premières classes des écoles de Paris et des communes rurales importantes, leurs sujets les plus distingués. (P. 226 et 227.)

a Il est évident, toutefois, que dans les mairies, les

sympathies sont, en général, pour les écoles laïques ; les frères et les sœurs, les frères surtout, ayant souvent le tort dans leurs relations avec les autorités locales, de ne se soumettre à telles ou telles prescriptions que sous condition, lorsqu'ils en auront référé à leurs supérieurs,

« En ce qui touche la population même qui fréquente les écoles primaires, ses préférences sont acquises aux écoles des frères ou des sœurs. Elle est conrvaincue, comme on l'a déjà dit, que les enfants y trouvent plus de

soins individuels, et croit, en outre, que les familles qui y envoient leurs enfants reçoivent des secours plus abondants. Gela semble certain pour les écoles des sœurs, qui, on le sait, sont aussi chargées de la distribution des secours do charité. Les liens qui existent entre ces écoles I et celles des frères donnent lieu de croire q}ïil en est de

\ même pour ces dernières. Les secours donnés par la

conférence de Saint- Vincent-de-Paul, et tous ceux dont dispose le clergé, sont ainsi réservés aux enfants qui fréquentent les écoles congréganistes. » (P. 227.)

« D'après le témoignage des inspecteurs, renseignement congréganiste produit de meilleurs résultats dans tous les exercices purement graphiques, récriture, le dessin linéaire, le dessin d'ornement, ensuite dans les exercices de grammaire et de langue française, par exemple, la dictée. Il y a quelques points sur lesquels les écoles laïques, mais les hommes seulement, conservent Tavantage, c'est la lecture intelligente et accentuée, c'est l'explication des mots, c'est aussi le raisonnement en arithmétique, en un mot tout ce qui est d'intelligence plus que de pratique. » (P. 228.)

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