SEINE-ET-MARNE
(Tome II.)
< .... Les instituteurs ou institutrices libres laïquet remplissent toujours, pour l'ouverture des écoles, les for malités exigées par les lois. Il n'en est pas de même poui les écoles libres congréganistes spéciales aux filles, i (P. 424.)
« .... La faveur accordée par la loi aux institutrice! congréganistes d'exercer sans brevet a considérablemen abaissé le niveau de l'enseignement dans les écoles don
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la direction leur est confiée. La lettre d'obédience n'offre aucune garantie de capacité ; le plus souvent elle est donnée à des religieuses qui ont à peine fait quelques mois de noviciat et qui ignorent les premiers éléments de la grammaire et du calcul. Il y a abus. La bienveillance du législateur a eu pour résultat l'ouverture d'un grand nombre d'écoles de sœurs, soit publiques, soit libres, dont la création a porté un grave préjudice aux maîtresses laïques brevetées, sans aucun avantage pour l'instruction populaire. La disposition de la loi est considérée par les hommes compétents et impartiaux comme un privilège nuisible à l'enseignement primaire.
On a remarqué qu'un certain nombre d'instituteurs et institutrices congréganistes quitteraient volontiers l'habit religieux s'ils étaient munis du brevet de capacité, et s'ils étaient sûrs d'obtenir la direction d'une école publique laïque. C'est sans doute pour ce motif qpie les supérieures générales ne tiennent pas à faire préparer les religieuses au brevet. Quelques écoles de garçons et de filles sont dirigées par d'anciennes sœurs et d'anciens frères des écoles chrétiennes pourvus du brevet de capacité. »(P. 440.)
<K .... A aucun point de vue, l'enseignement des congrégations n'est supérieur à l'enseignement laïque. Pour l'écriture, le dessin, les écoles congréganistes rivalisent avec les autres ; il en est de môme pour les facultés qui n'exigent que de la mémoire; elles sont inférieures dans les parties où l'intelligence joue le principal rôle.
€ En général, les livres employés chez les sœurs, surtout ceux de lecture, sont peu propres au développement des facultés intellectuelles des enfants. Les plus répandus sont : VHistoire de la sainte Bible (Royaumont), la DoC' trine chrétienne^ de Lhomond, les Devoirs du chrétien et autres purement religieux. Ce sont de bons ouvrages, mais ils ne sont pas faits pour intéresser les élèves des campagnes. » (P. 442.)
&EINE-ET.QISE
(Tome II.)
a Les prescriptions de la loi du. i^ mars 1850 pour
ronrrerture d'externats o.adepensLoiuia(iaprimaii*e8i libuss sont observées sans hésitatioa par les> institut eura. et mstitutrices laïques.
« Il n'en est pas de même des institutrices Gongrégetrnistes qui ont une tendance marquée à s*af£canckir de dé^ marcfaies qui leur semblent au moios inutiles^, et ne rempliissent qu'aprè» dos^aTestissementa répétés. iesCoimalitéSi que- leurs supi^rieures semblent aYoir à ceeur de leur laissen igndrer ou qu/elles doivent paraître ignorer. Ce qui porte à croire que ee n'est pas par ignorance de la loi. que ee« inalitutrices agissent ainsi, c'est qu'elles ne néglig^nt jumaiS) à l'oecasioii:,. d'en iuvoxpber les diapositionfi qui leur sont favorables et de s'en prévaloir.
« Lorsqu'il y a un pensionnat^ elles ne se font auciui scrupule de dépasser du quart, de la moitié,, da double même, le nombre des inteL>nes ûxé par le Conseil départemental. Et comme l'autorité académâifue n'a auoune: espèce d'action à exereer sur Les pensionnats congréganistes, dont la visite est eonfiéit dss eeclésiastiqueB qui'elle ne connaît pas» et qui, du reste, lui refuseraient très probablement leurs concours, force est bien de laisser les^ règlements in observés» » (P. 454.)
« Ce n'est que cbez Les religieuses que l^oa trounre
encore la condamna blfi coutume de séparer les en^ots (|ui paiyent de ceux qiii ne pa^nt pas^ et. de reléguer ceaxHÛ dans de8< classes dont les institutriees ne sont Jamais les meilleurs sujeta<^de la communauté. Qa citeslea cooinuuiea de Draveil, Miaule, Saint^Germaîa, Chaiville,. Sèvres qù l'on rencontre des écoles dans ce cas..
« Ailleurs, comme à Arpaion, Angerville, Meulan, Dour-
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dans Magny^ on ^oit des coagvégasûates cgui tiennent à la foîs.récale eommumle et ua 6xtesHailibre>a¥eepensionnat« Gomme on l» pense hmiHy. ^Itts n& eonaervent à V^coLe communale que les enfants pauivres, ou (|iil ao peirveni pa^er cpsi'ume {mbù. Tétsiliuiion^ et attiseAtà TeRdernat Les enfanta des £anâll«8 a^»at fi|uel<|ue aisance-, ou qgui naiurrissent encoare oe funesle préjugé qu'il y a encore de la h«nte à ôtra mêlé sur Us banc» ie l'école avec lesiadi* gents* » ^P. 408.)'
■€ Ou. ne parle: pas^. bien entendu, des écoles eongré^
ganistes. L^aetina aeadémique y est à peu près, nulle; les liirrss-dont elles se servent soi^t las mômes, depuis trente ans. Il serait difficile de faire un^ meilleur choix que le leur si orase pco posait de rendrelaleature rebutante, fastidlensev inintelligible pour les enfouies.;, l'esprit ni leeomr n'y peuTent rien gagner. » (P. 4&i.}
a ...». lios effets de la loi du 15 mar» 1850, qui antoriâo les institutrices, congréganistes à exercer leurs fpnctipns sans autre titre qa*mie simple; lette» d^obédience, sont désastreux an paânâ die vue de l'enseigiMtment; ni méthode^ ni insÉntctioa efaea. xut granâ nAjalMie ^i ne possèdent pts môme les eonnaàssami^s. premèérese qu'dles ont à enseigDHT, qui n'ont dlautre» ptfooédés qu'une, routine suran* née, qui n'ecq^t^uesi siem parce qu'elles: BiO peuvent rien expliquer, auprès desquelles les petitesi filles n'appraiisent» de. ménuôrev (foue des lormtiies. vidjes de «as pour l'esprit aoBsi bsen que pour le covir. Par suite^ Fens^gnemeni dflBiftteB écoles eoagrégtaaftstes de- fillea s'affaiblit d'une nuniàee d'aatank pbiB* sensible qufi^ le progrès est eenstani dans les écoles de garçoas.
• D'ua auto côié, la Aispanso dm brevet rend toute concurransa impossibley ouÉre qis'eUe eoastitue un privilège eoiarbitiiil, une ilsgraahs iniquité contre laquelle tout le ■onde est maanij&e à se^récsier. Il n'est ({u^une voix; pour demasMler que. les swiws rentrent dans le droit commun.
c II est temps qu'on rétablisse Téquité dans la loi. L*opi-
nîon publique applaudirait à la suppression d*ua privilège a la faveur duquel Tinstruction primaire, en ce qui concerne les fillesy ne serait bientôt plus qu'un monopole au profit d*un parti. » (P. 471.)
« L'inspection dans les établissements congréga-
nistes n'a guère d'effet que sur les élèves, pour qui elle est toujours un stimulant; mais son action est à peu près nulle sur les maîtres et maîtresses, qui reçoivent bien avec une docilité apparente les observations des inspecteurs, mais n'ont garde de les suivre. Pour les religieuses surtout, elles ne reconnaissent qu une autorité, celle de leurs supérieurs religieux; c'est avec regret «jumelles obéissent à la loi laïque. » (P. 413.)
(( L'enseignement congréganiste ne saurait être
supérieur à l'enseignement laïque, à cause de l'immobilité qui y règne. Leurs livres, comme leurs méthodes et leurs procédés, ne changent pas ••••«.
Tout ce qui ressemble au raisonnement, tout ce qui de« mande de l'intelligence et de l'instruction est scrupuleusèment banni. L'enseignement congréganiste est exclusivement routinier ; il semble ne s'adresser qu'aux parties purement matérielles, comme les récitations, le dessiui l'écriture; en quoi ils obtiennent généralement quelques résultats. » (P. 474.)
< Les punitions employées dans les établissements
congréganistes ne sont pas partout les punitions ordinaires ; les punitions corporelles y sont encore en usage, on y trouve le piquet debout ou à genoux, l'écriteau, le bonnet d'âne, quelquefois le bâillon.
< Les frères et principalement les sœurs ne connaissent guère de règlement que celui de leur commu* nauté, et si l'on se conforme à celui du département, ce n'est que pour les parties qui ne sont pas on opposition avec les ordres ou les instructions reçues de la maison mère. * (P. 474.)
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