‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 121 sur 137 · TARN · texte numérisé non relu

TARN

(Tome IL)

c Il existe des écoles dans lesquelles on a séparé

les enfants payants des enfants gratuits

MM. les inspecteurs primaires dans leurs tournées ont toujours cherché à remédier au mal. liOS religieuses qui tiennent ces écoles leur ont opposé la régie de leur ordre. Quand l'école est communale, souvent elles ouvrent à côté, pour les élèves qui paient, une école libre ; les élèves qui ne paient pas sont mises à part et reçoivent une instruction négligée. » (P. 967.)

« Beaucoup d'institutrices congre gauistes, qui ont

obtenu trop facilement une lettre d'obédience, n'offrent pas toutes les garanties désirables d'instruction et de capacité et ne tiennent pas de bonnes écoles. » (P. 976.)

» Les instituteurs et les institutrices congréganistes

s^attachent à ce qui frappe les yeux; ainsi les cahiers d'écriture, de devoirs, les dessins, sont mieux soignés que dans les écoles laïques; mais on exerce trop la mémoire sans s'occuper du jugement; les élèves savent beaucoup de choses qu'ils ne comprennent pas toujours. » (P. 978.)

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TARN-ET-GARONNE (Tome II.)

« Quelques écoles libres tenues par les Sœurs reçoivent les enfants des deux sexes ; mais les filles et les garçons sont reçus dans des salles distinctes. Ce fait se produit à Loubejac, commune de PHonor-de-Gos; à Saint- Martial ; à Verlaghet ; à Léojac, commune de Montauban ; à Saint-Maurice, commune de la Française.

« Il est d'un autre côté regrettable que les institutrices libres congréganistes ne mettent pas en général un empressement suffisant à se conformer à la loi toutes les fois qu'il y a, dans une école, substitution de sœur. » (P. 986.)

c Quant à la séparation des élèves payantes et gratuites, elle a lieu généralement dans toutes les écoles de sœurs : et cette séparation est absolue dans les écoles destinées à desservir les localités tant soit peu importantes. Là, les jeunes élèves gratuités n'ont aucun rapport avec les payantes, ni avec Fintérieur de la maison. Cette sorte de séquestration étant prescrite par les statuts des sociétés religieuses, l'administration a été dans l'impossibilité de mettre un terme à une pratique si regrettable.

<( Chez les Frères de Marie, la séparation a lieu aussi, mais elle est moins absolue, et elle est obtenue par d'autres moyens. » (P. 990.)

« La disposition de la loi du 15 mars 1850, qui autorise les institutrices appartenant à des corporations religieuses à exercer leurs fonctions sans autre titre qu'une lettre d'obédience, a eu pour effet de favoriser raccroissement de certaines congrégations et de placer à la tête des écoles rurales des institutrices qui sont généralement ignorantes. La concurrence des corps religieux a été écrasante pour les institutrices laïques, aujourd'hui en très petit

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nombre, et qui sont reléguées dans des postes de peu d'importance. » (P. 998.)

c L'inspection primaire s'exerce d'une manière

aussi régulière que sérieuse et efficace dans les établissements dirigés par des laïques. Partout où les congrégations sont établies, rinspection se borne à une constatation, parce que les Frères, comme les S<euira,à quelque ordre qu^ils appartiennent, ont la prétention d'appliquer exclnsivement leurs méthodes, et ils repouBseixt ioute direction qui n'est pas ceLle de lenr proippe institat. i (P. 999.)

» H n'y a rien d'ailleurs de surprenant dans ce £ait,

L' enseignement des frères résiste à toute innovation et demeure ststionnaire, tandis que renseignemeDt laïque avanoe rapidement dans la Yoie du progrès où le pousse sans relâche une administration éclairée. Les insrtstnteurs laïques ont soim de ne pas soroltarger la mémoûra de leurs élèves, et tous les exercices de l'éeole s'adressent à Tintelligenoe.

« Le maître intervient ftougoars dans tes leçoaa, et sa parole féconAe ot vivifie l'enseignemfiBt . » (P. 999.)

« Les initions les phas usitées txhes les fnàres

connstent à mettre les eafaiiAs A geannstx ou À leur faire baiser le sol. Les frères des éoolee cfanétiemiBB feraient encore usage de la férule, d'après le brait pubHc L'oKietence de cet instrument de discipline n'a pas été constatée offieisllement. » (P. i)OOG.)

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