‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 122 sur 137 · VAR · texte numérisé non relu

VAR

(Tome I".

« Les livres en usage dans les éeoles li^quas sont

généraleinânt en quantité saflkante et appnapriéB à l'Age, à l'intelligence et aux besoins des -enfants» Ils sont en

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rapport avec leas méthodes actuelles, et on n*en voit aucun à réformer.

« Mais dans les écoles congréganistes, après la lecture des tableaux, les livres mis entre les mains des élèves sont : les Devoirs du Ghrétien, .la Bible de Hayaumontf la Doctrine ohrétieimef et aucun enfant ne comprend ce c[u'il lit. Il y aurait urgence à remplacer ces livres par des ouvrages'élémentaires à.la portée de leur jeune intelligence.

« Le provençal est en usage dans le département; cependant il n'existe pas d'écoles où renseignement soit donné en patois exclusivement ou en partie. Dans la classe, la récitation du catéchisme est faite en français ; mais à réglise, elle a lieu le plus ordinairement en provençal, sous la direction du curé, qui fait aussi ses prônes dans la môme langue. » (P. 85.)

« Le privilège accordé par la loi de 1850 aux institutrices congréganistes d'exercer leurs fonctions sans autre -titre de oafpacité qu'une simple lettre d'obédience, a eu pour effets de décourager >les institutrioes laïques munies de brevets, d*écanHer de l'eneergnemeni les plus durables et de multiplier les écoles ooiai^égaiiistes. Cette disposition edt généralement considérée oomme nuisible au dérveloppement de rinstruetion primaire et reconnue ountraire à Téquité. » (P. ^8-89.)

« •CTest surtoixt dans les communes importantes que

les congrégations se- sont établies, grâce à rinfluenoe et à la persévér anee du clergé, qui otrerehe à les -substituer partout aux éeeles laïques. (P. 89.)

« Htàigré les conditions plus farverables des écoles

congréganistes, au triple-point de "vue de la disposition du local, du mobiiier et de -la plus grande impxirtanee des communes dans tamquefiler elles sont établies, elles ne donnent pae «âe TésulWts supérieuTB à ceux des écoles laïques, soit ponr renseignement, «oit ^pour lalenue et la discTpfline.

< Les liwes pariicalièrement en ueagB dans les écoles

congréganistes sont tous édités par les congrégations; ce sont : les Devoirs du ChrétieDylsi Bible de Royaumont, la Doctrine chrétienne de Lhomond, et V Histoire abrégée de TÉglise du même auteur. » (P. 90.)

« Les frères se soumettent exactement aux prescriptions du règlement des écoles adopté dans le département ; mais il faut donner de fréquents avertissements aux sœurs pour les amener à régulariser leur position^ et souvent les supérieurs les installent sans attendre leur nomination préfectorale. » (P. 90.)

VAUGLUSE

(Tome I«'.)

« Tout en rendant justice aux bonnes intentions de

la législation du 15 mars 1850, on doit reconnaître : 1° que Tautorisation donnée aux institutrices cougréganistes d'exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une simple lettre d'obédience constitue en leur faveur un privilège peu. en rapport avec les idées du xix« siècle; 2® que certains ordres abusent de ce privilège, et confient la direction des écoles à des institutrices d'une capacité douteuse ou plutôt insuffisante. » (P. 102.)

c Les établissements congréganistes sont généralement supérieurs aux autres pour la tenue des classes, pour la calligraphie, le dessin linéaire, le lavis, l'ornementation ; ils leur sont inférieurs pour tout ce qui a rapport au développement de F intelligence. Encore pour ce dernier point il y a progrès dans leurs écoles* Les frères des écoles chrétiennes mettent entre les mains de leurs élèves les ouvrages de leur supérieur général. Dans les autres congrégations on adopte quelques-uns de ces livres, mais plus généralement les livres suivis dans l'en-

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seignement laïque. Il a fallu plus d'une fois user de sévérité pour empêcher les frères d'employer les corrections manuelles; elles deviennent d*ailleurs de plus eu plus rares. Les frères et les sœurs se soumettent, du reste, exactement aux prescriptions du règlement des écoles adopté dans le département. » (P. 103.)

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