‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 77 sur 137 · CALVADOS · texte numérisé non relu

CALVADOS

(Tome I".)

c La lettre d'obédience n'équivaut pas au brevet de

capacité pour le degré d'instruction. L'enseignement des religieuses sans brevet est inférieur, notamment pour l'orthographie et le calcul, à celui des institutrices brève* tées, parmi lesquelles on compte des membres de diverses communautés. L'opinion publique verrait avec plaisir que les institutrices laïques et congréganistes subissent les mômes examens et possédassent le même titre de capacité. » (P. 284.)

« L'inspection des écoles congréganistes se fait

comme celle des écoles laïques et obtient les mêmes résultats. Elle est toujours reçue convenablement et les observations sont le plus souvent prises en considéra* tion. » (P. 284.)

« Les deux enseignements présentent des résultats

équivalents à peu près, quand ils se trouvent dans des conditions analogues de ressources et de populations. Des cours mieux divisés et un plus grand nombre d'adjoints

ses, en général, prennent dans les diverses communes aux œuvres de charité et au soulagement des infortunes. Quant au mérite de l'enseignement, en ce qui concerne les arts graphiques, la supériorité peut être attribuée aux écoles des Frères ; sous tous les autres rapports, les écoles laïques semblent avoir Tavantage.

(( A regard des livres employés dans les écoles congreganistes, ce qui frappe, c'est que, si tous sont remplis de sentiments excellents de religion et de morale, la plupart sont hors de la portée des enfants, et qu'aucun d'eux absolument n'est intéressant et de nature à donner aux élèves du goût pour la lecture et de la passion pour les livres, chose plus importante que tout le reste pour l'instruction.

« Pour ce qui est des punitions employées dans ces écoles, ce n'est pas sans quelque peine qu'on a pu faire disparaître les corrections corporelles. On ne peut mieux faire pour se renseigner sur ce point que de recourir aux instructions qni servent de guide aux frères. MM. les in^îpecteurs primaires ne voient plus, en général, la férule dans leurs écoles; cependant voici ce qu'on trouve au sujet de la forme et de l'usage de cet instrument dans le Guide des écoles à Fusage des petits frères de Marie, édition de Périsse frères, à Lyon, année 1853, p. 70 :

« La férule sera simplement un morceau de cuir, sans « aucune addition de quoi que ce soit, long de 40 centimè- « très et large de quelques centimètres ; il ne sera jamais « permis de s'en servir autrement que pour donner un « seul coup au milieu de la main gauche. Cette pénitence « doit être rare, et jamais on ne la donnera' aux petits « enfants, non plus qu'à ceux qui auraient mal aux mains. « Ce genre de correction n'est point autorisé dans nos « écoles ; il y est seulement toléré. »

« Les frères et les sœurs se soumettent difficilement au règlement des écoles ; mais il y a un progrès notable sur ce point, et presque partout, aujourd'hui, ils obéissent à la règle, surtout les frères qui dirigent les écoles publiques;

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ils ont compris qu'autrement ils se couvriraient en vain de Tapprobation de leur chef religieux et des règlements particuliers de leur ordre.

« Quant aux pensionnats déjeunes filles, dans les écoles laïques et dans un certain nombre d'écoles congréganistes, les classes seules sont inspectées. Si MM. les inspecteurs primaires ne mettaient pas une grande réserve dans l'inspection des externats, même les plus manifestement non cloîtrés, s'ils ne s'abstenaient pas d'une manière absolue de les visiter quand on leur oppose quelque résistance, il naîtrait trop souvent des conflits regrettables t. (H. 14, 15 et 16).

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