CALVADOS
(Tome I".)
c La lettre d'obédience n'équivaut pas au brevet de
capacité pour le degré d'instruction. L'enseignement des religieuses sans brevet est inférieur, notamment pour l'orthographie et le calcul, à celui des institutrices brève* tées, parmi lesquelles on compte des membres de diverses communautés. L'opinion publique verrait avec plaisir que les institutrices laïcpies et congréganistes subissent les mômes examens et possédassent le même titre de capacité. » (P. 284.)
« L'inspection des écoles congréganistes se fait
comme celle des écoles laïques et obtient les mêmes résultats. ï^lle est toujours reçue convenablement et les observations sont le plus souvent prises en considération. » (P. 284.)
R Les deux enseignements présentent des résultats
équivalents à peu près, quand ils se trouvent dans des conditions analogues de ressources et de populations. Des cours mieux divisés et un plus grand nombre d'adjoints
OU d'adjointes facilitent la supériorité de certaines écoles. Dans les classes où il n'y a qu'une maîtresse, renseignement donné par les sœurs est inférieur à renseignement iaïque, en ce qui concerne l'orthographe et le calcul; l'instruction religieuse est plus développée. Enfin les frères obtiennent des résultats très remarquables pour l'écriture et le dessin. » (P. 285.)
« r^es prescriptions essentielles du règlement adopté
pour les écoles du département sont observées dans les -établissements congréganistes. Toutefois, l'ordre des exercices classiques a lieu, chez les frères, conformément à un règlement particulier à leur institut. Il en est de même dans une partie des classes tenues par les religieuses de la Providence de Lisieux. » (P. 285.)
CANTAL (Tome I"'.)
« Au point de vue de l'instruction primaire, Tar-
ticie 49 de la loi du 15 mars 1850, qui autorise les institutrices congréganistes à exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une simple lettre d'obédience, n'a pas produit de très^ mauvais résultats. Néanmoins, l'instruction de plusieurs de ces institutrices étant très «uperflcielle, les progrès de leurs élèves, surtout des plus jeunes, s'en ressentent beaucoup.
« Au reste, cette disposition est diversement appréciée suivant le point de vue auquel on se place. Les uns l'approuventy les autres la blâment énergiquement. Pour les hommes calmes et bien intentionnés, il est évident que c'est une exception que rien ne justifie. Dans un pays comme la France, où tous sont égaux devant la loi, il ne devrait y avoir aucuu privilège. Cette exception a excité la jalou-
DE l'enseignement PRIMAIRE 247
sie de quelques institutrices laïques contre les congrégations religieuses, ce qui est regrettable; elle a rendu trop faciles les changements des institutrices congréganistes, et, en donnant la facilité de mettre à la tète des écoles des femmes peu intelligentes ou peu instruites, elle a un peu retardé les progrès de Tinstruclion primaire dans les écoles. » (P. 499 et 500.)
a Les résultats de l'inspection dans les établissements congréganistes communaux sont très satisfaisants. Dans les établissements libres, ils sont presque nuls ; cependant quelques institutrices, libres congréganistes demandent que leurs écoles soient inspectées, et elles le sont eu effet. Les conseils qu'on leur donne sont assez bien suivis. » (P. 500.)
a Les frères et les sœurs donnent très bien l'enseignement religieux ; ils ont plus d'autorité sur les enfants et sur leurs familles, principalement parce qu'ils sont soutenus par le clergé. Ils entretiennent bien lémulation par de petites récompenses. Leur enseignement est quelquefois supérieur à celui des laïques, parce qu'ils ont un nombre suffisant d'adjoints et d'adjointes, — ressource souvent refusée aux laïques, — et que leurs salles sont «n général bien disposées, ainsi que le mobilier scolaire. Mais leur enseignement s'adresse plutôt à la mémoire qu'à l'intelligence; il est plus routinier; les adjoints et les adjointes congréganistes sont généralement peu instruits. L'instruction des plus jeunes enfants qui leur est confiée est incomplète et très lente.
« Les livres particulièrement en usage dans les écoles <îOngréganistes sont : le Devoir du chrétien, V Histoire sainte, de Taulier ou de F. P. B., V Histoire de France, par Bèlèze ou par F. P. B. ; V Histoire de F Église, par Lhomond, (édition non prohibée) ; les Leçons de morale et d'agriculture, par Froment;
«' Les punitions employées dans les écoles sont celles qu'autorisent les règlements : les mauvais points, les pensums, les retenues, et quelquefois des punitions cor^
porelles^ comme la mise à genoux, mais rarement de mauvais traitements. » (P. 501 . )
CHARENTE (Tome II.)
« Les institutrices congréganistes exerçant en vertu
de leur lettre d*obédience, sans autre titre de capacité, se montrent généralement à la hauteur des institutrices laïques pourvues du brevet ; leurs établissements ont suivi, comme les autres, une marche ascendante. Ces institutrices sont aussi bien accueillies que les autres, et personne ne s'occupe de savoir si elles ont ou si elles n'ont pas le brevet. En un mot, cette disposition de la loi n'a produit aucun mauvais résultat, t (P. 517.)
<! Quant à renseignement congréganiste, il n'est
certainement pas inférieur à l'enseignement laïque ; les écoles congréganistes sont sur le même pied que les bonnes écoles laïques. « (P. 519.)