COTE-D'OR
(Tome ]-^)
« Au point de vue de l'instruction primaire, les
effets de la loi du 15 mars 1850, qui autorise les institutrices congréganistes à exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une simple lettre d'obédience, sont de donner des institutrices moins capables que des institutrices laïques pourvues du brevet, et par suite un enseignement moins solide que si toutes les institutrices étaient obligées de prendre ce titre. Cependant, l'opinion publique n'apprécie pas cette différence, qui doit frapper les fonctionnaires chargés de rinspection des écoles. Comme les religieuses sont toujours deux ensemble, elles
offr nt QQ personnel surabondant, vont soigner les malades, sont généralement bien vues dans les communes où elles se trouvent, et parfois aussi elles arrivent à donner une bonne instruction dans leurs écoles. » (P. 577 et578.)
« L*inspection dans les établissements congréga*
nistes se fait comme dans les établissements laïques et avec les mêmes résultats. MM. les Inspecteurs primaires s'accordent à dire que leurs observations sont écoutées ; le personnel est toujours disposé à se conformer aux recommandations qui lui sont faites. » (P. 578.)
« ..... En général, le personnel congréganiste est beaucoup moins instruit que le personnel des instituteurs et institutrices laïques. Le mode d'enseignement congréganiste présente comme avantages : Tabondance du personnel, qui permet une plus grande division des classes; a présence continuelle d'un personnel nombreux au milieu des enfants pendant les classes et pendant les récréations; les relations plus intimes des maîtres avec les enfants. Ge régime exerce une salutaire influence sur le caractère des enfants et peut être regardé comme très favorable à Téducation.
Les livres en usage dans les écoles congréganistes des frères de la Doctrine chrétienne sont les ouvrages du frère Philippe. Les punitions sont : mauvaises notes^ mauvais points, privation du billet hebdomadaire de satisfaction ou de la mention mensuelle, pensums, privation de la récréation et arrêts pendant un quart d'heure ou vingt minutes.
« Mêmes ouvrages à peu près et même discipline dans les écoles de filles. On ajoute comme punitions des travestissements et des écriteaux.
« Les écoles congréganistes ont pour tendance de célébrer des fêtes qui ne sont pas réglementaires et qui sont l'occasion d'un trop grand nombre de copgés. Pour tout le reste, les règlements sont parfaitement observés. »
OE l'enseignement primaire i55