‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 83 sur 137 · CREUSE · texte numérisé non relu

CREUSE

(Tome P"-.)

« Une simple lettre d'obédience, émanant d'une

supérieure et ne mentionnant ni l'espèce ni le degré d'instruction du sujet, n'est pas un titre suffisant pour donner le droit d'enseigner à une jeune personne qui n a souvent, au point de \ue de l'instruction, d'autre mérite que celui de poi'ter le voile. Au surplus, le peu de résultats que ce privilège a produits motive suffisamment le discrédit où cette disposition est tombée dans l'opinion; il conviendrait de faire rentrer les congréganistes sous la loi commune. » (P. 553.)

« Dans les établissements congréganistes, l'inspection produit peu de résultats, par suite de la résistance systématique de ces établissements à adopter les réformes et les améliorations proposées par l'autorité universitaire.» (P. 553.)

« En général, l'enseignement congréganiste est infc

rieur sous le rapport des méthodes, La mémoire est cultivée au préjudice de l'intelligence. Quant aux travaux à l'aiguille dans les écoles de filles, ils peuvent ne pas être inférieurs comme exécution à ceux auxquels se livrent les élèves des écoles laïques, mais ils ne sont pas suffisamment dirigés dans le sens de leur vraie destination. Les travaux de broderie, et en généralement d'agrément, passent avant les autres.

c Les livres dont on se sert dans les écoles congréganistes sont ordinairement des livres traitant des mystères et des dogmes de la religion et le plus souvent rédigés par des membres des congrégations religieuses. Ces livres ne sont pas toujours à la portée de l'intelligence des enfants. En revanche, la vente qui s'en fait dans l'intérieur de ces écoles devient un négoce fort lucratif.

« Les punitious employées dans les établissements congréganistes sont : la retenue, les tâches extraordinaires, la mise à genoux, et quelquefois aussi la terrible férule ou le cruel martinet. 11 serait à désirer que ces instruments de supplice fussent absolument exclus de ces écoles, comme ils le sont des écoles publiques laïques.

« Les frères et les sœurs ne se soumettent guère aux prescriptions du règlement des écoles adopté dans le département, et entre autres faits on pourrait mentionner que les registres scolaires ne sont pas tenus par les frères qui dirigent les écoles de Guéret, Aubusson, Bourganeuf etFelletin. » (P. 553 et 554.)

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