‹ La loi de l'enseignement primaire (Proposition Barodet);Chapitre 84 sur 137 · DORDOGNE · texte numérisé non relu

DORDOGNE

(Tome P'.)

« Quels sont, au point de vue de Tinstruction primaire, les effets de la Toi du 15 mars 1850 qui autorise les institutrices congréganistes à exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une simple lettre d'obédience ? Comment cette disposition est-elle appréciée? Les institutrices congréganistes finissent par pénétrer dans les meilleurs postes, ou bien elles ouvrent une concurrence dans laquelle les institutrices laïques succombent souvent. Elles est accueillie comme on accueille tout ce qui a un caractère d'exception en France, où Ton veut le droit commun avec une égale protection pour tous.

« Quels résultats a-t-elle produits? Des institutrices congréganistes exercent, sans avoir le brevet, avec les connaissances et la méthode nécessaires, et elles réussissent ; d'autres .sont au-dessous de leurs fonctions. » <P. 226.)

« Dans les écoles dirigées par les instituteurs congréganistes, l'enseignement religieux, l'écriture ont ca

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général une certaine supériorité. Les élèves soitis des écoles normales et initiés à de bonnes méthodes ont Tavantage dans les autres parties de reoseigoement. A part quelques exceptions, rédtneation semble meilleure aussi chez les congréganistes, qui s^en occupent davantage. Quant aux bonnes inistitutrices laïques, elles peuvent nvaiiser, pour le zèle, le dévouement et pour les résultats obtenus, avec les meilleures institutrices congréganistes.

« Les instituteurs congréganistes emploient surtout des livres composés par des membres de leur ordre. Les listes autorisées ont peine à pénétrer dans leurs écoles. Les religieuses se rapprochent davantage de ces listes* Celles de Sainte-Marthe et du Sauveur, de Terrasson, s*y conforment entièrement.

« Les punitions employées dans ces écoles sont, en général, réglementaires.

« Les frères et les sœurs ne se soumettent pas assez complètement auK prescriptioms du règlement des écoles adopté dans le département. Toutefois les religieuses de Saint-Marthe montrent l'empressement le plus grand à s'y conformer. » (P. 228.)

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