EURE
(Toinc 1".)
« ..... La faveur laissée par la loi du 15 mars 1850 aux institutrices congréganistes de pouvoir exercer leurs fonctions sans autre titre de capacité qu'une lettre d'obédience a pu, dans le principe, favoriser l'établissement d'un plus ^rand nombre d'écoles de filles et faciliter ainsi la séparation des enfants des deux sexes; mais il en est résulté
aussi que, sur 226 écoles de filles, communales et libres, que renferme le département de l'Eure, 160 sont tenues par des religieuses, et parmi ces écoles congréganistes il s'en trouve beaucoup où l'institutrice est tout à fait incapable. Il y aumit avantage, pour l'instruction des enfants et pour la considération des institutrices congréganistes, que ces dernières fussent, comme les maîtresses laïques, obligées de produire un brevet de capacité quand elles sont présentées par leurs supérieures générales pour la direction d'une école. » (P. 303.)
« L'enseignement donné par les membres des congrégations religieuses est généralement inférieur à renseignement laïque; il est surtout moins méthodique.
V Les ouvrages adoptés sont ceux qui portent les initiales F. P, B. ; on y trouve aussi la Doctrine cbrétieuDe
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de Lhomond, V Instruction religieuse de la jeunesse, la Civilité de Tabbé Pinard, les Manuscrits deSoalice.
« Dans quelqpies écoles congre ganistas, chez les religieuses principalement, on donne pour punition de baiser la terre, de rester les bras en croix; mais, en général , les punitions sont les mêmes que dans les écoles laïques.
« A part quelqpies exceptions, les congréganistes se soumettent exactement aux prescriptions du règlement des écoles adopté dans le département. » (P. 804.)