ILLE-ET-VILAINE
(Tome II.)
f La lettre d'obédience a eu pour effet de multiplief
outre mesure les établissements congréganistes au détri* ment de renseignement laïque, de décourager les institutrices laïques dont le nombre diminue tous les jours. Dans le département, la concurrence n'est bientôt plus possible, et le niveau de l'enseignement s'abaisse néces* sairement. Il n'y a aucun motif, aujourd'hui, de maintenir les lettres d'obédience; leur suppression tournera au profit de l'instruction en général, et surtout de l'enseignement donné par les congréganistes. C'est ce qui est arrivé quand on a exigé des frères le brevet de capacité.
L'enseignement congréganiste l'emporte en général sur l'enseignement laïque par une meilleure installation ma-
ténelle et un nombrd plus considérable de maîtres adjoints qui permet de former dans les classes un plus grand nombre de divisions. Au point de vue de Finstruction des maîtres, de la connaissance des bonnes méthodes et des . résultats obtenus, la supériorité appartient aux laïques. » (P. 680 et 682.)
INDRE (Tome II.)
u 11 est difficile d'apprécier les effets de la loi du
15 mars 1850 qui autorise les institutrices congréganistes à exercer leurs fonctions sans autre titre qu'une simple lettre d'obédience, attendu que cette loi n'a rien innové à cet égard ; elle n'a fait que reproduire en des termes un peu différents, dans son article 49, les dispositions de l'article 13 de l'ordonnance royale du 23 juin 1836.
« Les écoles congréganistes, au surplus, paraissent avoir une grande supériorité sur les écoles laïques, puisque sur 100 on en comptait en 1862, parmi les premières, 46 bonnes et 29 assez bonnes, tandis que parmi les secondes on en compte seulement 20 bonnes et 26 assez bonnes. Si oij peut affirmer l'exactitude de ces appréciations faites par diverses personnes et à des époques différentes de l'année, on peut du moins en conclure que, sous le rapport de la direction des écoles, les lettres d'obédience produisent des résultats aussi bons que les brevets de capacité. » (P. 556.)
DE l^'ENSEIGNIâMENT PRIMAIRE STS