‹ La Loi de Tréveneuc et ses PrécédentsChapitre 3 sur 55 · RER CR · texte numérisé non relu

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vaine, qu'il ne s’agit pas seulement d'évoquer un passé aboli et de chercher la solution d’un problème dont lintérêt pratique est nul aujourd’hui.

Certes, après quarante ans de République, on serait tenté de répondre aux inquiets : « L'ère des révolutions « est close désormais ! Assis sur des bases inébranlables, « le régime républicain n’a plus à redouter ces secousses « qui jetèrent à bas ses prédécesseurs. Qu'importe que « les conseillers généraux soient, ou non, dépositaires «de pouvoirs considérables en cas de dissolution «illégale du Parlement, puisque cette éventualité ne «se présentera pas. La question ne sera plus posée. »

Il faudrait être doué d’un singulier optimisme pour risquer, à l’heure actuelle, de semblables assertions. « Il « n’y a que les programmes incolores et les gouverne- « ments inertes qui n’ont pas d’ennemis (1) ». C’est dire que tout gouvernement digne de ce nom suscite d’irréductibles hostilités.

Peut-être ne faut-il pas exagérer l'importance des manifestations plus bruyantes que dangereuses d’un certain nombre de jeunes gens turbulents en faveur d’un prétendant. Mais ce n’est pas tout ; à l’opposé s’organise et se renforce l’armée de la révolution sociale. Pour elle, les manifestations tumultueuses, confinant à l’émeute, sont les seuls modes d'action. « Tout pro-

« gramme audacieux, dit-elle, ou mieux tout programme

(1) M. Jaurès, La Dépêche, mardi 19 octobre 1909.

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