‹ La loi du cœur comedie en trois actes, en proseChapitre 10 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

JULIE, seule, allant s'asseoir au guéridon, à gauche.

Le plus difficile n’est pas de faire des économies : mais c’est que ni lui ni elle ne le remarquent. Le colonel, à cet égard, ne m’embarrasse guère; le diamant ou le strass, l’angleterre ou la Valenciennes, pour lui, c’est tout un : mais la comtesse, c’est autre chose. Quand elle sera rétablie, comment parviendrai-je à l’abuser sur mes toilettes et mon train de maison ? Notre seule ressource sera de dire que "nous mettons de l’argent de côté... pour notre jeune héritier (souriant) de quatre mois... C’est s’y prendre de bonne heure! Ce pauvre Horace et moi allons passer pour avares! Enlin, s’il n'y a pas d’autre moyen de leur cacher la vérité, il faudra bien l’employer... Du moins le temps nécessaire pour les disposer l’un et l’autre à accepter J’événement et ses suites!

JOSEPH, annonçant.

Monsieur Morin !

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