HORACE, RICHAUD
Rien AUD.
Ah! ça, mon cher Horace, il me tardait de vous voir, depuis que l’on m’a appris une bien affreuse nouvelle!...
HORACE
Si je ne vous en ai pas informé le premier, monsieur Richaud , c’est d’abord qu’il y a peu d’heures que vous ôtes de retour, et qu’ensuite, n’en ayant pas encore parlé à mon père et ma mère, je ne pouvais être blâmable...
LA LOI DU COE U H
It I C H AUD.
Nullement; et je m’explique à merveille votre embarras, comme vous vous expliquerez, j’espère, mon trouble, car je suis, en vérité, tout bouleversé d’un pareil événement, et j’ajoute que c’était assez du chagrin qu’il me cause, sans me mettre encore, vis-à-vis de vous, dans une position si fausse et si pénible !
HORACE, surpris.
Fausse et pénible... En quoi donc?
RICHAUD
Voyons, mon ami ; vous avez, je n’en puis douter, quelque pressentiment de l’objet de notre entretien?... 11 est délicat... trèsdélicat, je le reconnais; mais il est urgent... (Drouville m’a tout dit!) Et je dois aller droit au but, comme cela, d’ailleurs, est convenable entre nous : un grand désastre a frappé votre père; vous vous êtes généreusement porté à son aide...