‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 113 sur 210 · Ez., XVI · texte numérisé non relu

Ez., XVI

LA DOCTRIiXE DE SAINT PAUL. 197

le pays qu'on n'ensemence pas. » Le sens des expressions devient plus explicite dans le targum : « Je me souviens pour vous de la bonté des jours d'autrefois, de l'amour de vos pères qui ont cru à ma parole et ont suivi mes deux envoyés, Moïse et Aaron, dans le désert durant quarante ans, dans une terre que l'on n'ensemence pas*. »

La possession de la Loi est donc la richesse du peuple d'Israël, son ornement, sa gloire.

La Loi a pour signe sensible la circoncision : la circoncision est pour ainsi dire l'empreinte de l'alliance dans la chair du fidèle. Les incirconcis étaient regardés comme des êtres impurs avec lesquels toute relation était prohibée. S. Pierre, on s'en souvient, ne s'était décidé à aller chez le centurion Corneille que sur un ordre formel de Dieu 2. Aussi voit- on à plusieurs reprises les noms de pécheur et d'incirconcis employés par les Juifs comme synonymes. « Pour nous, nous sommes Juifs de naissance et non pécheurs d'entre les Gentils, » dit S. Paul à S. Pierre lors de l'incident d'Antioche ^. Le targum traduit plusieurs fois incirconcis C^isr

par pécheurs ''Sjn *. Aussi les païens, incirconcis

dans la chair, sont traités en étrangers par les cir-

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