Rom., VII
OU n'a pas, par pure bonté et en vue des mérites de Jésus-Christ, justifié et dirigé vers le salut un certain nombre de Juifs ou de Gentils, à titre individuel, c'est une question qu'il ne faut pas poser à propos de ce passage, et dont la solution ne peut être fournie ici, car S. Paul ne la traite pas.
La Loi est donc impuissante à justifier les hommes, et la justification vient en dehors de la Loi. La circoncision, qui est la marque distinctive des sujets de la Loi, n'est pas nécessaire au salut. Abraham, en effet, a eu part au bonheur de ceux qui ont la justice indépendamment des œuvres, et il y a eu part étant encore incirconcis : « Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham. Comment donc lui fut-elle imputée? Etait-ce en l'état de circoncision ou en l'état d'incirconcision ? Ce ne fut pas dans l'état de circoncision, il était encore incirconcis. Il reçut ensuite le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi étant incirconcis ^ . » La promesse de Dieu est en effet antérieure à la Loi, et la promesse faite à Abraham serait annulée si la justice s'obtenait par la Loi. « Une disposition en bonne forme, bien que l'engagement