‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 128 sur 210 · Rom., IV · texte numérisé non relu

Rom., IV

2i>0 SAINT PAUL ET LES JUDAISANTS.

soit pris par un homme, n'est annulée par personne et nul n'y ajoute rien (âvôpwxou y,£y.uptùii.£VY)v SiaSiQXYjv

oùoetç àôsTEi -q eTCiocaraaaETai) Dieu ayant conclu un

engagement en bonne forme, la Loi qui est venue quatre cent trente ans après ne le rend pas nul de manière à rendre vaine la promesse; car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse, et c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce i. Si ceux qui ont la Loi sont héritiers, la foi est vaine, la promesse est sans effet-. » Pourquoi? parce que Dieu a promis à Abraham l'héritage de la justice par la foi et non par la Loi, et que c'est là de la part de Dieu un don entièrement gratuit.

« Que dirons-nous donc d'Abraham, notre ancêtre selon la chair? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier ; mais il n'en a pas sujet devant Dieu. En effet, que dit l'Ecriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé non comme une grâce, mais comme une chose due, et à celui qui ne fait aucune œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice 3. » Donc de ce chef encore S. Paul proclame l'inefiîcacité de

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