Rom., III, 21 et suiv
faut-il entendre par cette justice de Dieu ? Est-ce une justice communiquée aux hommes par Dieu, une justice venant de Dieu (Ôsou, génitif d'origine), ou l'attribut divin de la justice, une justice possédée par Dieu (ôeou, génitif de possession) ?
Il semble bien que ce soit ce dernier sens, si l'on regarde les autres emplois de ce terme dans la même épître : les versets 25 et 26 qui suivent immédiatement le passage cité parlent de la oaaioaùvvj beou comme de la justice possédée par Dieu. De même au verset 5 de ce même chapitre m, il est question de la justice de Dieu, mise en relief par notre injustice. Dans l'Ancien Testament aussi le salut messianique est mis en relation avec la justice de Dieu, c'est la révélation, la manifestation de la justice de Dieu. « Yahweh a manifesté son salut, il a révélé sa justice aux yeux des nations, il s'est souvenu de sa bonté et de sa fidélité envers la maison d'Israël^.» Cependant il est incontestable que le terme IvmioGÛrri Beou comprend également l'idée d'un don fait à l'homme. C'est la
Toùç -iCiŒxeuovTaç, ce qui ne peut s'entendre que d'une justice communiquée à l'homme. Un passage correspondant au chapitre i^'' (v. 17) porte
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