‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 134 sur 210 · Ps. XGVIII (XGVII · texte numérisé non relu

Ps. XGVIII (XGVII

relation entre cette idée et celle de l'homme qui reçoit la justice n'est pas niable. Enfin, dans l'épître aux Philippiens^, l'apôtre parle de la justice qui vient de Dieu (tyjv èy. Osou Sty.aioauvYjv stcI t^ 'Kia'xei),

En réalité, les deux idées de justice possédée par Dieu et de justice communiquée aux hommes ne s'excluent pas, mais la première conduit à la seconde comme la cause à son effet. La justice de Dieu ne doit pas être considérée comme une qualité passive, mais plutôt comme un principe d'énergie et d'action dans le monde. Ce serait donc une erreur d'envisager simplement la justice de Dieu comme un attribut inhérent à l'essence divine, alors que Dieu est le Dieu vivant. Cette idée du Dieu vivant, si chère aux prophètes, se retrouve à la base de l'enseignement de S. Paul. La justice divine est une force qui agit au dehors. Elle se manifeste par la fidélité de Dieu à ses promesses 2, par la punition des coupables; sa manifestation solennelle doit avoir lieu à la fin des temps au jour de la colère et du juste jugement de Dieu 3. Elle se manifeste dès à présent par la dispensation du salut aux hommes à la suite de longs siècles durant lesquels les péchés n'ont pas reçu leur châtiment à cause de la rédemption at-

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