Rom., m
2. eîç xh EiSsvai 0[jt,âç... xi ta ûnepêâXXov {/.syeôo? tï}; SuvàjJieto; aÙToù elç •fjfiiâç Toùç TîtoTeuovTaç xarà x^v IvÉpyetav tou xpàroyç Tîjç Itjyyoq, a^Toy, ^v èv^^pYïjxcv sv tm Xpifftw, èyeipa^ aÙTÔv ex vexpwv xaî xa^toraç
èv 8e?i^ aÙTOû Iv toï; ÈTtoupavîoiç xaî t^jaSç ôvtaç ysxpoOç toTç îrapaîr-
TUftaatv... (juveÇwoTCoî^o'sv tô Xpicrrœ — yàç^xi è<XTe Ccffaïa-fiÉvot — xai ffuvTQYSipev Eph., I, 19, 20; 11, 5, 6.
nulle part la justice, mais le sens qu'il attache à ce mot n'est pas douteux. La justice, c'est la conformité de la vie à ce qui en est la règle suprême, règle qui consiste dans la Loi pour les uns, dans la vie du Christ ressuscité pour les autres.
Aussi bien n'y a-t-il pas de discussion sur ce point. Mais, depuis Luther, Vexégèse protestante entend autrement que la nôtre les mots justifier, justification. Tandis que tous les catholiques prennent ces termes dans le sens de rendre juste^ les protestants les prennent dans celui de déclarer ou proclamer juste. Il ne s'agit pas pour ces derniers d'une véritable transformation opérée dans l'état de l'homme qui de pécheur devient juste, mais bien d'une sentence extérieure, analogue à celle d'un juge, prononçant l'acquittement d'un accusé. Dieu prononce de même l'acquittement du coupable et le traite comme un innocent qu'il n'est pas. Toute Id. justification consiste dans cet acte purement extérieur et judiciaire de la justice de Dieu.
Les arguments apportés par les protestants à Tappui de leur interprétation sont, avant tout, d'ordre philologique.
C'est d'abord : l°le sens général des verbes en 0(1). Les verbes de cette nature dérivant d'adjectifs ayant un sens physique ont bien la signification active : par exemple, tuçXoç, aveugle, donne xuçXoîiv,
rendre aveugle; Xeuy.bç, blanc, donne Xsuy.ouv, rendre blanc. Mais il n'en est pas de même pour les verbes qui dérivent d'un adjectif ayant une signification morale. Ainsi les verbes à^toUv, caiouv, dérivés des adjectifs à'^toç, oaioç^ signifient proclamer digne, traiter comme digne, proclamer saint, traiter comme saint. De même oixaiouv signifie proclamer juste, traiter comme juste.
2° En grec biblique aussi bien qu'en grec classique le sens constant de ce mot est proclamer juste, reconnaître comme juste, faire reconnaître comme juste. Les Septante l'emploient quand il est dit que Dieu se justifie, que les hommes justifient Dieu. Les apocryphes juifs et le Nouveau Testament parlent comme les Septante. Or, quand c'est à Dieu que le terme s'applique, il ne peut être question que d'une manifestation de sa justice aux yeux des hommes i.
De même, le terme s'applique à des impies justifiés sans cesser d'être impies. Les villes coupables de Samarie et de Sodome sont justifiées si l'on compare leurs crimes avec les crimes inexcu-
1. "Qjitùç àv ôuaitoô^ç èv toï; Xoyoiç aou xal vtxrjaioç Iv T(p xpîvec6aî 0-e. Ps. L (li), 6; cf. Rom., m, 4.
sôuaiwOiQ r, co^ia àità TtîJv êp^wv aOtiï;. Mt., XI, 19; cf. Lc, VII, 35.
Traç ô Xab? àxoijcyaçxai oî TeXwvai Èôf/aîcarrav tov 6edv. Lc, "VU, 29,
On peut encore citer Ps. xviii (xix), 10. — Eccli., xyiii, 1. Ps. Salom., II, 16; m, 5; iv, 9; viii, 7, 27, 31; ix, 3.
sables de Jérusalem ^. Enfin le mot Saaiouv sert à désigner l'acte du juge qui déclare innocent un prévenu^.
3° D'après MM . Sanday et Headlam, le sens serait déterminé d'une façon indiscutable par le passage suivant : tw âè ja-J) lpYaÇo(X£Vo), xîffTSÙcvTi Se stcI tov Siy.aiouvxa tov âasê^, XoyiÇsTai y) Tûiaxiç aùtou elç Siy.awffuvYjv(Rom.,iv, 5). Ici, disent-ils, on voit clairement que la personne justifiée n'a rien à montrer comme actes méritoires. Elle n'a à son actif que la foi, et cette foi est comptée comme un équivalent pour la justice 3.
1. Ez., XVI, 51, 52. Le prophète, après avoir rappelé les crimes deSodome et de Samarie, ajoute : « Tes abominations ont surpassé les leurs et tu as justifié C'plïîjl) tes sœurs par toutes
les abominations que tu as commises Elles sont plus justes
que loi TjQQ n3pT2?ri. Toi aussi sois couverte de confusion et
porte ton opprobre, puisque tu as justifié tes sœurs T]rip^2f3
Les Septante portent ISi^xîwffaç Ta; àSeXçaç aov ... é8ixai(t>a'a; auxàç vTtèp creauTT^v èv T(j) ôixaiôiffaî ae xàç âSeXçâç aou.
2. 'Ex Yap Tûv >.6Yti)v cou SixaiwOïjîrig, v.cù èx tûv Xôyœv (tou xaxaSiv.a<jQ-fl(sii^. Mt., XII, 37.
ô ôè [çap'.ffaïoç] ôéXwv Sixaiwcai éauxdv. L., X, 29. {i[Aeïç âffTt ol StxatoOvTeç éautoùç èvwTtiov xtôv âvôpwTCWv. L., XVI, 15. où yàp ol àxpoaTat vôfiou Stxatot Tcapà Ttp ôeô, àX)k' oî itoiïitai vofAou 8ixata)6^(7ovTai. Rom., ii, 13.