‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 14 sur 210 · GaL, I, 19; ii · texte numérisé non relu

GaL, I, 19; ii

qu'il écrit après l'an 42. Du reste, la lettre indique qu'il y a eu chez les destinataires comme un attiédis sèment de leur première ferveur, ce qui n'était pas le cas des communautés primitives ^.

Par contre, les judéo-chrétiens, à qui l'épître est spécialement destinée, ne sont pas encore mis hors des synagogues, ils commencent sans doute à être persécutés, mais ils sont menés devant les tribunaux juifs, ce qui exclut une date trop tardive. En tout cas, on ne peut pas descendre au delà de 62, époque de la mort de S. Jacques. L'épître se place donc entre 42 et 62.

On peut préciser davantage, mais ici les raisons de conclure sont moins certaines. L'époque de la crise aiguë du conflit judaïsant, c'est-à-dire l'époque de l'épître aux Galates et du concile doit, semble-t-il, être exclue, car la lettre ne fait aucune allusion à des discussions passionnées.

Mais faut-il la placer avant ou après cette époque? La question traitée au chapitre second est celle de la nécessité des œuvres : la foi ne suffit pas au salut. Il y avait donc des gens qui méprisaient les bonnes œuvres, interprétaient dans ce sens l'exemple d'Abraham. Ce qui laisse croire qu'ils cherchaient à s'appuyer sur la doctrine de S. Paul en la modifiant pour la faire servir à leur fin.

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