ï Cor., I
plement le résultat d'un raisonnement philosophique ou au contraire consister en un sentiment religieux. Les philosophes, les apologistes démontrent par la raison l'infaillibilité et la véracité divines, d'où l'esprit peut passer à cette assertion : « Tel enseignement est révélé de Dieu, donc il est véritable et doit être cru. » Mais S. Paul ne rédige pas un traité d'apologétique. Tout en reconnaissant que l'intelligence humaine peut du spectacle de la création s'élever jusqu'au créateur, il ne se place pas à ce point de vue. Son Dieu n'est pas seulement le Dieu des philosophes, principe des choses et première vérité, c'est le Dieu des prophètes, le Dieu vivant, créateur, père et souverain seigneur. Aussi l'adhésion à sa parole estelle plus qu'un acte raisonnable, c'est également, c'est surtout un acte religieux, c'est l'hommage de notre jugement rendu à Dieu, hommage conforme à la nature des relations que nous devons avoir avec lui, et destiné à être la base de ces relations. Mais, si tous les rapports de l'homme avec Dieu doivent commencer par la foi^, cette foi elle-même est un don de la grâce 2.
Considérée dans son objet, la foi ne porte pas sur des vérités purement spéculatives, mais sur des vérités destinées à orienter toute une vie. La