GoL, II
3. 'O 8eb; tov éauToù ulbv 7ré[i4'*? èv ô[xoi(o{JLaTt crapxô; àjxapTiaç xai Tcept àfioepTiaç xatéxptvev triv «{lapTÎav èv t^ o-apxt. Rom., VllI, 3.
4. TÔv (jL'n Y^o'f* à[j.apTiav (iTcèp ii^tâv àp-aptcav ÈTcoiriarev. II Gor., V, 21.
Le mot ajiapxia appliqué à Notre-Seigneur a le sens de victime offerte pour le péché. — C'est le sens de ce mot dans le Lévitique, iv, 21, 29; xvi, 9, 21, etc.
mort du Christ, fait péché pour nous, est donc la mort du péché lui-même, sa condamnation, et la délivrance de l'humanité captive jusque-là sous la tyrannie du péché.
Mort à la vie d'Adam, le Christ ressuscite à une vie nouvelle, vie toute de justice et de sainteté. Sans doute la vie du Christ a toujours été une vie juste et sainte, toutefois ce n'est qu'après la résurrection qu'il est en possession de la plénitude de cette vie nouvelle. Il la possède alors dans son corps glorifié aussi bien que dans son âme il la possède non seulement à titre individuel, mais encore comme chef et comme roi de l'humanité régénérée. Il la possède pour la communiquer et la répandre au dehors. C'est à maintes reprises que S. Paul met en relief l'importance de la résurrection du Christ dans l'économie de notre salut : Jésus est désigné comme Fils de Dieu par sa résurrection d'entre les morts ^. Il est mort et ressuscité afin d'exercer l'empire sur les vivants et sur les morts ^. Il a été par sa résurrection proclamé seigneur; il a reçu de Dieu, pour prix de l'obéissance qu'il avait pratiquée par sa mort, la grandeur suprême devant laquelle tout genou doit fléchir ^. Toute grandeur créée est sous ses