‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 177 sur 210 · Rom., VIII · texte numérisé non relu

Rom., VIII

2. [Natura humana] indigebat reparatione cum subjaceret briginali peccato... naturae autem angelicae deest congruitas praedictae necessitatis (S. Thomas, Somme théologique, III, q. IV, a. 1).

LE PROGRES DE LA VIE SURNATURELLE. ':i93

nature, que l'homme laissé à ses propres forces ne peut pas parvenir à la vie de la grâce ; tout ce dont il est capable, c'est de souffrir d'en être privé. Mais si la grâce est supérieure à la nature, elle ne lui est pas opposée. Elle ne détruit en nous que le péché, le mal, mais elle laisse subsister et même perfectionne les dons naturels^que nous avons reçus de notre Créateur. Aussi la croissance de notre être surnaturel ne se fait pas au détriment de notre nature, mais bien à son avantage, puisqu'elle se fait au détriment des instincts mauvais qui dégradent la nature. Et la perfection surnaturelle est de ressembler à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui lui-même n'a pas dédaigné de prendre tout ce qui constitue notre nature, étant devenu en tout semblable à ses frères, le péché excepté *.

1, Hébr., I, 11-17 ; iv, 15.

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