‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 200 sur 210 · Mt., XXI, 18-22; Me, XI · texte numérisé non relu

Mt., XXI, 18-22; Me, XI

fonde émotion, de la ruine de sa patrie coupable : <c Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui sont envoyés vers toi ! Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulue » Et au jour des Rameaux, quand, arrivé au sommet du mont des Oliviers, Jésus aperçut Jérusalem, il pleura et dit : « Si tu connaissais, toi aussi, du moins en ce jour qui t'est donné, ce qui ferait ta paix! Mais maintenant ces choses sont cachées à tes yeux. Viendront sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'investiront et te serreront de toutes parts ; ils te renverseront par terre, toi et tes enfants qui sont dans ton sein, et ils ne laisseront pas dans ton enceinte pierre sur pierre parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée ~. »

Enfin Notre-Seigneur donne, comme signe et gage de son triomphe final et de son avènement glorieux à la fin du monde, la ruine même de la ville coupable. La prophétie qui, dans les trois synoptiques, précède immédiatement le récit de la passion a toujours été regardée à bon droit comme un des passages les plus obscurs des saintes Ecritures. Toutefois l'obscurité n'en est pas si profonde qu'on ne perçoive pas distinctement l'idée dominante du

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