Me, VIII, 31 ; Mt., xvi, 21 ; Le, ix, 2i
tendre. La réponse qu'il fait aux observations de Pierre ajoute une précision nouvelle à la prédiction de tout à l'heure : « A Dieu ne plaise, Seigneur, cela n'arrivera pas, disait Pierre. — Arrière, Satan, dit Jésus, tu m'es un scandale, car tu ne comprends pas les choses de Dieu, mais celles des hommes^ . » Par là Notre-Seigneur signifiait que sa mort ne serait pas le résultat de la haine de ses ennemis , mais l'accomplissement du plan divin.
Il faut voir un sens analogue dans les deux autres prophéties qui suivent la Transfiguration, l'une avant, l'autre après la guérison de l'enfant possédé-. La première même est introduite chez S. Marc par l'expression : « Il est écrit, YSYpa^Tar. », formule dont Notre-Seigneur se sert pour indiquer qu'il se réfère à une loi de l'ordre surnaturel, à un précepte divin, exprimé dans l'Ecriture.
Dans l'Evangile selon S. Jean, la gradation est la même. Au début, Jésus se contente d'une allusion voilée : « Gomme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle 3. » Puis, au moment de la fête des tabernacles, la dernière année de son ministère il parle