‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 30 sur 210 · Gai., II · texte numérisé non relu

Gai., II

envoyés de l'Eglise d'Antioche était relative aux aumônes pour les pauvres. Cette recommandation se rapporte à l'objet propre de leur voyage, Saul et Barnabe étant venus porter les offrandes recueillies pour secourir les chrétiens indigents de la Judée à l'époque de la famine.

Ainsi avait triomphé la cause des Gentils. Ce n'était pas encore le succès définitif, mais c'en était le gage assuré. Non seulement Saul et Barnabe n'avaient pas été blâmés, non seulement aucun décret n'avait été rendu pour obliger les païens convertis à la pratique de la Loi de Moïse, mais même les apôtres des circoncis et ceux des incirconcis avaient fraternisé et affirmé leur communauté de foi et de doctrine.

Il ne restait plus qu'à proclamer ces principes dans un jugement définitif.

En effet, la question qui avait occupé la première place dans ces entretiens était, comme au moment de la conversion de Corneille, celle de la vocation des Gentils. Dieu les appelait-il à la connaissance de son Fils? Fallait-il leur prêcher l'Évangile aussi bien qu'aux Juifs? Quant à la question des obligations à imposer aux païens convertis, bien qu'elle ait été traitée à l'occasion de Tite, elle semble être demeurée au second plan. C'est du moins ce qui paraît ressortir du récit de S. Paul quand il dit : « Voyant que

l'Evangile m'avait été confié pour les incireoncis comme à Pierre pour les circoncis — car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a fait de moi l'apôtre des Gentils — et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Géphas et Jean qui sont regardés comme des colonnes nous donnèrent la main à Barnabe et à moi en signe de communion pour aller, nous aux païens, eux aux circoncis^. »

Plus tard, la question secondaire devint primordiale et le problème se posa de nouveau. En attendant, Saul et Barnabe, ayant accompli le ministère qui leur avait été confié, retournèrent de Jérusalem à Antioclie^, munis de l'approbation des apôtres pour leur prédication et leur enseignement.

Il y avait dans Féglise d'Antioche des prophètes et des docteurs parmi lesquels Barnabe et Saul. « Or, le Saint-Esprit dit : Séparez-moi (àçop (aaTs o-q (xoi) Saul et Barnabe pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. Alors après avoir jeûné et leur avoir imposé les mains (èTCiôevxîç 'zkq ^sfpaç) ils les laissèrent partir 3. »

Un certain nombre d'auteurs ^ voient dans cette

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