‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 44 sur 210 · Gai., V · texte numérisé non relu

Gai., V

L'épître aux Galates était donc non moins que les incidents d'Antioche^ une déclaration de guerre faite par Paul aux judaïsants. C'est Paul qui prend l'offensive, mais uniquement parce qu'il se sent provoqué. Les autres apôtres, même Barnabe son compagnon, même Pierre le chef de la communauté chrétienne, tout en professant les mêmes doctrines, auraient par amour de la paix volontiers consenti à tolérer des concessions en apparence peu importantes. Paul n'est pas l'ennemi des concessions, il ne refusera pas d'en faire pour éviter les querelles, comme par exemple quand il circoncira Timothée-, mais il ne veut pas d'une paix qui risquerait de tourner au détriment de la vérité.

Il a vu le piège caché sous les concessions prétendues inoffensives qui lui sont demandées, il a compris que céder sur ce point serait consentir à la perversion de l'Evangile, aussi a-t-il résisté à tout ce qui lui apparaît comme une dissimulation. Mais cela ne suffit pas : la question doctrinale est posée, les discussions entre les deux parties exigent une solution prompte, et cette solution ne peut venir que de l'autorité ecclésiastique. Aussi décide-t-on de s'en rapporter au jugement des

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