‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 59 sur 210 · I Cor., XYi · texte numérisé non relu

I Cor., XYi

tenaient pour Paul, d'autres pour Géphas, c'est-à* dire pour Pierre, d'autres enfin, selon l'interprétation la plus naturelle , formaient le parti du Christ. (c II m'a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de Chloé, leur écrit Paul, qu'il y a des disputes parmi vous. Je veux dire que tel d'entre vous dit : Moi, je suis à Paul; — tel autre : Moi à Apollos — et moi à Céplias et moi au Christs »

Paul, Géphas et Apollos n'étaient pour rien dans ces mesquines rivalités, la cause du mal consistait dans la légèreté d'esprit des Corinthiens et leur amour de l'éloquence profane. Les partis, du reste, ne formaient pas des schismes proprement dits, et le mot a5(fo[;.aTa, employé pour les désigner, n'avait pas encore son sens théologique précis. « Tout consistait en brigues, en rivalités personnelles dont les anciennes factions de Byzance et du Bas-Empire ou les coteries qui se forment encore de nos jours autour d'un orateur ou d'un conférencier en renom peuvent donner une assez juste idée 2. »

On ne peut donc pas voir dans ces coteries la manifestation d'un parti judaïsant constitué cherchant à contredire l'enseignement de Paul et à remettre les fidèles sous le joug de l'Ancienne Loi, mais les adversaires de l'apôtre savaient exploiter

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