I Cor., X
Apôtres Tait prohibée, dans la mesure où Paul l'autorise. Il faut noter qu'aucune allusion n'est faite dans l'Epître aux observances juives à propos des idolothytes. La question posée par les Corinthiens n'avait probablement pas rapport uniquement à la lecture de la Loi faite chaque sabbat dans les synagogues, c'était aussi un cas de conscience chrétien: manger des viandes offertes aux idoles, alors que l'on sait le néant de ces idoles, constitue-t-il un péché ? Et de fait Paul dans sa réponse insiste sur la nécessité de ménager, non les scrupules des fidèles d'origine juive, mais la faiblesse des ignorants qui voient encore dans l'idole un être réel. La discussion est donc envisagée à un point de vue bien différent de celui des judaïsants.
Du reste, les fidèles de Gorinthe étaient sur la question de la Loi et de la valeur de ses observances bien au courant de V Evangile prêché par Paul. On peut s'en convaincre par la lecture du chapitre xv. Il s'agit dans ce chapitre de la résurrection des corps, que quelques esprits refusaient d'admettre 1. C'est là une question qui n'a rien à voir avec les controverses judaïsantes, car les judaïsants, pharisiens convaincus, n'avaient aucune répugnance à admettre ce point de doctrine.