‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 63 sur 210 · I Cor., XV · texte numérisé non relu

I Cor., XV

Les négateurs de la résurrection sont certainement d'origine païenne et l'on comprend facilement tout ce qu'une pareille affirmation pouvait avoir d'étonnant pour les esprits grecs.

Mais, pour réfuter ces erreurs et affermir les convictions des Corinthiens, Paul se base sur une doctrine qui sera beaucoup plus longuement développée dans l'épitre aux Romains. La résurrection de Jésus-Christ gage de notre résurrection, l'opposition entre l'ancien et le nouvel Adam, entre la chair et l'esprit, entre l'homme psychique et l'homme pneumatique, le péché source de mort, la Loi force (ê6va[;.iç) du péché, enfin le triomphe remporté par Jésus-Christ sur le péché et sur la mort, telles sont les idées qui concourent à établir la certitude de la résurrection; mais ces idées difficiles en elles-mêmes et susceptibles d'une interprétation mauvaise de la part des esprits peu éclairés, l'apôtre ne les prouve pas, ne les explique pas, comme il le fera pour les fidèles de Rome qu'il n'a pas évangélisés lui-même, mais il les rappelle simplement comme des vérités bien connues et s'en sert pour démontrer ce qu'il avance. C'était donc pour les Corinthiens une doctrine dont le sens et la portée étaient suffisamment compris pour ne pas nécessiter d'explications et de commentaires. Une communauté chrétienne instruite de la sorte ne pouvait offrir un champ favorable au dévelop-

pement des erreurs judaïsantes proprement dites.

L'épître se termine par des recommandations relatives à une collecte pour les églises de Judée ^. Cette collecte, commencée dans les églises de Galatie, se continue en Grèce, C'est une preuve de l'union qui existe entre l'Apôtre des Gentils et les chrétiens d'origine juive qui sont à Jérusalem.

Nous sommes mal renseignés sur les événements qui se passèrent à Corinthe après que l'on eut reçu l'épître. Ce qui est certain c'est que de nouvelles dissensions se produisirent, si tant est que les anciennes aient été apaisées. Enfin Tite fut envoyé auprès des Corinthiens et, sa mission terminée, rejoignit Paul en Macédoine. C'est après avoir connu par lui la situation de l'église de Corinthe que l'apôtre écrivit la deuxième épitre.

Il était à ce moment dans une période de tribulations et de souffrances. Il avait été chassé d'Ephèse par un soulèvement populaire 2; des épreuves de toutes sortes, et surtout l'inquiétude causée par l'absence prolongée de Tite, avaient hâté son passage en Macédoine. Les nouvelles apportées de Corinthe par Tite l'avaient consolé^ : la situation, sans être encore excellente, était bonne.

L'opposition contre lui à l'époque de la seconde

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