‹ La loi et la foi [microform]Chapitre 68 sur 210 · Théologie de S. Paul, p. 211 et suiv · texte numérisé non relu

Théologie de S. Paul, p. 211 et suiv

conditionnelle est à l'indicatif présent et probablement aussi la proposition principale, ce qui est la marque du mode réel. Il y a lieu, en outre de rapprocher ce passage d'un passage qui se trouve peu après âve^écjGs yap ai tiç u[xaç y.axacouXoî, eï iiç %ax£(T9i£i. XI, 20. Ici c'est certainement le mode réel qui est employé, et par analogie on peut croire qu'il en est de même dans le passage qui nous occupe.

Enfin, et c'est là le point capital, si le verset 4 doit s'entendre comme une pure hypothèse, les craintes exprimées au verset 3 sont absolument chimériques. Je crains que l'on ne vienne à corrompre la simplicité de vos pensées vis-à-vis du Christ, dit l'apôtre. Cela se comprend si les faux docteuïrs prêchent un évangile altéré, mais cela ne se comprend pas s'ils prêchent l'évangile véritable.

2° Quant aux personnes que Paul appelle : les apôtres par excellence, et à qui il se compare, ce sont les faux apôtres. La polémique contre ces apôtres par excellence fait suite en effet (versets 5 et 21) à une polémique dirigée contre les prédicateurs d'un faux Évangile, et cela sans transition, et sans le moindre indice d'un changement de pensée.

UÉpltre aux Romains.

Avec l'épître aux Romains nous abordons un des événements les plus importants de l'histoire des judaïsants.

La seconde phase des controverses judaïsantes pourrait en effet se résumer dans Fépître aux Romains. Paul l'écrivit de Gorinthe pour préparer sa venue à Rome. L'église de Rome n'avait pas été fondée par lui, néanmoins il désirait la visiter, car plusieurs de ses disciples étaient venus s'y établir. Son projet d'aller à Rome datait de longtemps et il se voyait obligé d'en retarder encore l'exécution : il devait se rendre en Judée pour porter aux églises pauvres de cette contrée les aumônes recueillies à leur intention.

L'église de Rome à laquelle il écrivait se composait vraisemblablement de Juifs et de Gentils mélangés. Toutes les hypothèses supposant la prédominance quasi exclusive de l'un ou de l'autre élément^ manquent de fondement solide ; cependant la majorité des chrétiens de Rome paraissent bien être venus du paganisme i.

L'épître de Paul traite les questions de la justification par la foi, opposée à la justification légale,

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