Rom.^ III, 1 et suiv
Dieu ? La réponse à cette question se trouve dans trois chapitres, qui comptent parmi les pages les plus émouvantes écrites par Paul (chapitres ix, X et xi). « Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m'en rend témoignage par l'Esprit- Saint : j'éprouve une grande tristesse et j'ai au cœur une douleur incessante, car je souhaiterais d'être moi-même anathème loin du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, les patriarches et de qui est issu le Christ, selon la chair, lequel est au-dessus de toutes choses. Dieu, béni éternellement. Amen.
« Ce n'est pas que la parole de Dieu ait failli ; car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, et pour être la postérité d'Abraham, tous ne sont pas ses enfants i. »
La participation au salut, en effet, n'est pas attachée à la descendance selon la chair, mais dépend de la miséricorde de Dieu et il y a toujours en Israël le petit reste des fidèles auquel, selon l'enseignement des prophètes, restent attachées les promesses divines. « Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham,