Rom., IX, 1 et suiv
de la race de Benjamin. Dieu n'a pas rejeté son peuple qu'il a connu d'avance. Ne savez-vous pas ce que l'Ecriture rapporte dans l'histoire d'Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël : Seigneur, ils ont tué vos prophètes, ils ont renversé vos autels et je suis resté seul et ils en veulent à ma vie. Mais que lui répond la voix divine : Je me suis réservé sept mille hommes qui n'ont pas fléchi le genou devant Baal. De même aussi, dans le temps présent, il y a un reste mis à part selon un choix de grâce i. w
Israël a été retranchée à cause de son incrédulité, et à sa place, sur le tronc ancien, ont été greffées des branches étrangères, c'est-à-dire les Gentils. Mais si une partie d'Israël est tombée dans l'aveuglement pendant que la plénitude des Gentils entre dans le royaume, un jour néanmoins tout Israël sera sauvé. Dieu aime toujours les Juifs à cause de leurs pères, car ses dons sont sans repentance, et il leur fera miséricorde un jour comme il fait aujourd'hui miséricorde aux Gentils^.
Ainsi, loin de mépriser la Loi ancienne, l'apôtre en reconnaît la sainteté ; loin de méconnaître les promesses divines faites aux ancêtres des Juifs, il